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31 August 2023

BOOK: François BOUGARD, Le royaume d’Italie de Louis II à Otton Ier (840–968). Histoire politique (Leipzig: Eudora Verlag, 2023). ISBN: 9783938533802

(Image source: Eudora Verlag)

ABOUT THE BOOK

De 875 aux années 960, le royaume d’Italie a vécu un temps d’histoire politique tourmentée, qui l’a vu passer de la fin du régime carolingien mis en place après la conquête de 774 aux dépens du roi des Lombards Didier et de son fils Adelchis à l’établissement de la souveraineté ottonienne. Au début des années 870, l’Italie se confond avec l’Empire, puisque son roi est aussi le détenteur de la dignité suprême en Occident, même si, à cette date-là, l’extension géographique de son pouvoir ne dépasse pas les Alpes : on parle, à juste titre, du « regnum de l’empereur Louis » pour désigner la moitié nord de la péninsule, sous l’autorité de Louis II (840–875). Après la mort de celui-ci, privé de descendance masculine, les prétendants se sont succédé sans solution durable jusqu’au début du Xe siècle. En 924, la disparition de Bérenger Ier ouvrit une longue période de vacance du titre impérial jusqu’en 962, faute pour le roi d’Italie en titre de réussir à s’imposer à Rome. Douze souverains ont régné en Italie de Louis II à Otton, soit moitié moins que de papes, certes, mais un record par rapport aux autres régions de l’ancien empire carolingien. Il y a là autant d’expériences politiques, éphémères ou durables, où a primé tantôt la réalité locale, tantôt la volonté de contrôler le siège impérial ; où le pouvoir fut imposé ou élu, reconnu dans l’ensemble du royaume ou soumis à concurrence, exercé seul ou avec les grands.

Durant près d’un siècle, le moment qui correspond en grande partie à celui que l’historiographie désigne alternativement comme des « rois nationaux d’Italie », de la « royauté indépendante » ou des « rois de Pavie », est aussi celui qui a vu des renouvellements importants : dans la composition sociale des élites, dans les formes de domination, dans l’expression culturelle. Trois temps se dégagent : jusque 888, le maintien d’un royaume toujours plus secondaire dans l’orbite carolingienne ; de 888 à 926, le jeu des grands ; de 926 à 962, le retour progressif vers l’attraction septentrionale en même temps et aux dépens de l’expérience personnelle d’un souverain que l’on pourrait dire « de transition », Hugues de Provence.

Les travaux des dernières décennies ont beaucoup apporté à la compréhension de ces modifications structurelles en se dégageant progressivement d’une lecture trop longtemps conditionnée par l’idée de la « crise permanente ». Ils se sont dégagés pour cela du récit au jour le jour, considérant que celui-ci était acquis depuis les ouvrages d’Ernst Dümmler, de Ludo Moritz Hartmann, de Gina Fasoli, de Carlo Guido Mor, pour ne citer que les plus fouillés dans cette veine. L’enchaînement des événements, fruit des intérêts contrariés des uns et des autres, n’est cependant pas des plus faciles à suivre. C’est pour aider à mieux le maîtriser, à commencer pour leur auteur, qu’ont été rédigées les pages qui suivent. Au-delà de la narration d’une somme d’aventures individuelles, elles ont pour ambition de fournir pas à pas, et autant qu’il est possible, les éléments de contexte susceptibles d’aider à saisir les enjeux d’une production de sources depuis longtemps rassemblées en recueils (lois et règlements, diplômes, comptes rendus judiciaires), au moment et à l’endroit où celles-ci furent produites. La démarche n’est pas novatrice, elle avait fait les beaux jours des Jahrbücher consacrés aux différents souverains carolingiens dont les historiens de langue allemande s’étaient fait une spécialité vers 1870. Depuis cette date, toutefois, les menues découvertes relatives à ou tel élément de la documentation n’ont pas manqué ; leur somme, associée aux changements interprétatifs de fond, devrait permettre de livrer un récit renouvelé.

L’histoire qui suit, introduite par un chapitre sur le règne de Louis II, est donc avant tout une béquille pour qui voudrait en savoir plus sans devoir recourir à des ouvrages de consultation parfois difficile. Elle devrait permettre de mieux saisir les non-dits de travaux plus attachés à la description des structures ou de repartir à la quête de ces mêmes structures sur des bases mieux assurées, voire d’aborder à nouveaux frais les interrogations sur la nature, la perception et le fonctionnement de l’« État » au haut Moyen Âge. Elle trouve aussi sa justification dans la publication des récents volumes des Regesta imperii pour l’Italie, qui pour la première fois fournissent une chronologie analytique détaillée du regnum pour l’ensemble de la période considérée. En rapprochant des événements apparemment sans lien entre eux, il n’est pas rare qu’ils ouvrent de nouvelles perspectives dans l’interprétation de tel ou tel moment de son histoire politique. Surtout, l’élargissement du matériau rassemblé à tout ce qui concerne non seulement la personne du souverain mais aussi les membres de sa famille, l’activité de la cour et des officiers royaux, la correspondance des papes ou des rois pour des destinataires italiens, les incursions sarrasines ou hongroises etc. en fait un outil de travail des plus précieux. Le principal danger de l’entreprise est le même que celui qui guette en permanence les Regesta, c’est-à-dire forcer la reconstruction en cherchant l’harmonie entre des sources souvent contradictoires, ou en privilégiant pour sa fiabilité supposée tel récit plutôt que tel autre ; souvent, sans doute, l’écueil n’aura pas été évité. On ne se dissimule pas non plus que l’intérêt de la période retenue est peut-être moins dans l’histoire des têtes couronnées que dans celle des vicissitudes des régions et des familles qui s’affrontent sur l’échiquier italien volontiers qualifié de « multipolaire ».


TABLE OF CONTENTS

I. Le royaume d’Italie sous Louis II (840–875): point d’équilibre et dérives

II. De la mort de Louis II à la mort de Charles le Gros, 875–888

III. De la bataille de la Trébie à la Renovatio regni Francorum, 888–898

IV. Le moment de Bérenger, 899–924 (926)

V. L’Italie à l’heure provençale, 926–950

VI. De Bérenger II à Otton Ier, 950–962 (968)

VII. Évolutions

VII.1 La souveraineté royale et impériale : acteurs, rites et lieux

VII.2 Accès au prince et réalités régionales

VII.3 Ressources matérielles et forces humaines


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23 March 2021

BOOK: Giampiero SICA, Prove di fiducia. Il Presidente della Camera e il parlamentarismo nel periodo statutario (Roma, carocci Editore, 2021). ISBN: 9788829005550, pp. 224, € 25,00

(Source: Carocci Editore)


ABOUT THE BOOK

Collana: Biblioteca di testi e studi

Il parlamentarismo in Italia si sviluppa sin dal 1852, all’inizio dell’era cavouriana, e origina dalla ricerca di maggioranze parlamentari al momento dell’elezione del presidente della Camera dei deputati. Per il Governo in carica riuscire a far eleggere il proprio candidato presidente equivaleva a ottenere la fiducia del Parlamento e dunque i mezzi necessari per sopravvivere. Si trattava della cosiddetta “seconda fiducia”: la prima era quella che il re assicurava al momento del conferimento dell’incarico ministeriale. Il volume, attraverso resoconti parlamentari, cronache dell’epoca e documenti d’archivio, ricostruisce la storia delle elezioni dei presidenti della Camera dal 1848 per l’intero periodo statutario, descrivendo in particolare la genesi di questo atipico meccanismo politico-fiduciario, di natura convenzionale, e il suo superamento in età giolittiana con l’adozione di procedure fiduciarie esplicite. Ne nasce un itinerario storico-giuridico lungo un secolo, utile a cogliere le specificità del sistema parlamentare italiano, anche rispetto ai principali modelli europei ottocenteschi.

ABOUT THE AUTHOR

Giampiero Sica è dottore di ricerca in Diritto costituzionale e Diritto pubblico generale alla Sapienza Università di Roma, lavora alla Camera dei deputati come documentarista parlamentare.

TABLE OF CONTENTS

Prefazione di Gaetano Azzariti

Ringraziamenti

Parte prima

Il Parlamento nello Statuto albertino

1. Lo Statuto albertino e la questione della forma di governo

2. Limiti costituzionali del parlamentarismo statutario

Parte seconda

I presidenti della Camera dei deputati dal 1848 al 1943

3. La nascita del Parlamento

Le Camere e i loro presidenti/I palazzi delle Camere

4. Dalla monarchia costituzionale alla monarchia parlamentare (1848-1852)

5. Storia parlamentare della presidenza fiduciaria (1852-1909)

Nascita e consolidamento della presidenza fiduciaria/Il parlamentarismo dualista da Menabrea a Lanza: il primo caso di sfiducia costruttiva (1869)/La Sinistra storica da Depretis a Cairoli: il secondo caso di sfiducia costruttiva (1878)/Le presidenze Farini, Biancheri e Zanardelli (1878-1899)/La crisi di fine secolo: le presidenze Chinaglia, Colombo, Gallo e Villa/L’età giolittiana e la fine della presidenza fiduciaria

6. Il regime fascista e la morte del Parlamento

La fiducia preventiva del 1922/La fiducia della Camera neoeletta del 1924/Il dibattito al Senato sull’indirizzo di risposta al discorso della Corona nel 1924/Lo snaturamento del ruolo presidenziale nel periodo fascista Parte terza

I caratteri del presidente statutario

7. Il presidente “di maggioranza” e l’imparzialità

8. La politicità “fiduciaria” della presidenza

9. Dallo Statuto alla Costituzione repubblicana

Bibliografia

Indice dei nomi


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