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25 October 2024

CONFERENCE: Berengario I e il cuore gardesano del Regno Italico fra i secoli IX e X (Verona/Garda: CISAM, 25-27 OCT 2024)

(Image source: CISAM)


Gli anni del regno di Berengario I (888-924) furono fra i più caotici e contrastati della storia del potere in Italia, ma anche fra i più densi di fraintendimenti. La medievistica degli ultimi decenni ha fatto emergere quel periodo come contenitore di alcune delle dinamiche più caratteristiche del panorama post-carolingio, ben leggibili con gli strumenti adeguati.

Sul finire del secolo IX grandi marche condizionavano gli equilibri del regno che vivevano anni di assetto instabile: due di queste – del Friuli e di Spoleto-Camerino – espressero candidati alla corona, rispettivamente Berengario e Guido, entrambi in grado di sfruttare le loro concorrenti corone italiche per puntare al titolo imperiale. Nell’affermazione delle loro famiglie, provenienti dal nord delle Alpi, ebbe qualche valore simbolico un imparentamento con la dinastia carolingia, ma il peso maggiore lo ebbe il carattere elettivo della carica: erano i rappresentanti della grande aristocrazia militare della penisola ad aggregarsi intorno ai loro candidati. Era inevitabile che gli schieramenti conferissero fisionomia territoriale alla distribuzione del potere, e Berengario controllò la parte più settentrionale del regno, con residenza prevalente proprio a Verona.

Dopo la lezione inaugurale – che si terrà al “Polo Zanotto” dell’Università di Verona – di Gian Maria Varanini, il maggiore studioso del medioevo non solo veronese, i lavori, dal pomeriggio di venerdì 25 (e fino a domenica 27), proseguiranno alla “Sala Congressi” di Garda (VR) con la relazione di François Bougard, che prosegue ad alti livelli la tradizione di storici transalpini che hanno analizzato i funzionamenti del regno italico.  Il congresso, nell’occasione dell’undicesimo centenario della morte dell’imperatore, sopraggiunta a Verona il 7 aprile 924, approfondisce in modo tematico i diversi aspetti degli anni berengariani. È un periodo di svolta per l’Italia del Nord, con le grandi aziende agrarie rispondenti o non allo schema curtense, la fortificazione delle città, l’incastellamento delle campagne, gli spunti di signoria rurale, le reti aristocratiche, gli sviluppi degli enti religiosi, il funzionamento della giustizia, le redazioni documentarie e l’evolversi delle espressioni artistiche. Per tutti questi temi è data voce ai relatori a un tempo più esperti e più innovativi.


  • Practical information: La partecipazione è aperta a tutti gli interessati. Chi vorrà iscriversi potrà farlo a partire dal pomeriggio del 25 ottobre presso la segreteria allestita al Centro Congressi di Garda (https://www.comune.garda.vr.it/it/point-of-interest/sala-congressi). Per le informazioni pratiche: Comune di Garda, Area Cultura, Manifestazioni e Turismo, Lungo Lago Regina Adelaide, 15 – 37016 Garda (VR), tel. +39 045 6208430; e-mail turismo@comune.garda.vr.it (ref. Laura Bressan.
  • Organizing committee: Sergi (P), Bassetti, Cammarosano, Crivello, Stasolla, Stella, Storti, Varanini.


Further information can be found here.



24 October 2024

CONFERENCE: I Guardasigilli del fascismo (1922-1945) (Rome: ISEB/Università degli Studi “Roma Tre”, 25-26 OCT 2024) [ONLINE]

(Image source: Storia del diritto)


Venerdì 25 ottobre - ore 14.30

(presiede Luigi Lacché– Università di Macerata)


Indirizzi di saluto

  • Antonio Carratta– Direttore del Dipartimento di Giurisprudenza, Università Roma Tre
  • Luca Loschiavo – Presidente IsEB, Università di Teramo

Consegna del premio Emilio Betti

Presentazione del convegno

  • Italo Birocchi– Sapienza Università di Roma
  • Giovanni Chiodi – Università di Milano Bicocca 
  • Saverio Gentile – Università di Milano Cattolica

I Ministri

  • Stefano Solimano– Università di Milano Cattolica: ALDO OVIGLIO (1922-1925)
  • Italo Birocchi– Sapienza Università di Roma: ALFREDO ROCCO (1925-1932)
  • Massimo Brutti – Sapienza Università di Roma: PIETRO DEFRANCISCI (1932-1935)
  • Eloisa Mura – Università di Perugia: ARRIGO SOLMI (1935-1939)
  • Giovanni Chiodi – Università di Milano Bicocca: DINO GRANDI (1939-1943)


 * * * 

Sabato 26 ottobre - ore 9.00

presiede Alessandra Tarquini – Sapienza Università di Roma

    I Ministri

    • Marco Nicola Miletti– Università di Foggia: ALFREDO DE MARSICO (febbraio/luglio 1943)
    • Saverio Gentile – Università di Milano Cattolica: ANTONINO TRINGALI CASANUOVA (23 settembre/1 novembre 1943) / PIERO PISENTI (1943/25 aprile 1945)

    I Sottosegretari

    • Paola Mastrolia– Università di Milano Cattolica

    Il Ministero

    • Antonella Meniconi– Sapienza Univ. di Roma 

    Considerazioni conclusive

    • Raffaele Romanelli – Sapienza Università di Roma 


    Further information and the connection link can be found here

    23 October 2024

    CALL FOR PAPERS: Les pratiques aristocratiques du clergé : transgresser la norme cléricale en Occident (IXe -XIVe siècle) (Paris: Sorbonne Université, 10-11 APR 2025) [DEADLINE: 25 NOV 2024]

    (Image source: Royal Historical Society)


    Un homme d’Église se doit d’être modeste. C’est en tout cas ce qu’affirment nombre de traités et de miroirs médiévaux, les moralistes ne se privant pas de rappeler que le clerc est un modèle pour les fidèles et qu’il doit illustrer l’humilité du Christ1. Pourtant, il n’est pas rare que certains ecclésiastiques s’adonnent à des pratiques empruntées aux codes de comportements aristocratiques et, ce faisant, s’affranchissent parfois des normes qui leur sont peu à peu imposées par l’Église, quitte à outrepasser certains interdits. C’est au prisme de cette ambiguïté entre un idéal clérical qui se veut dépouillé et la réalité de pratiques aristocratiques ostentatoires chez certains ecclésiastiques, que nous proposons d’interroger la dynamique de transgression de la norme cléricale.

    La question des transgressions au sein de l’Église n’a pas manqué d’interpeller l’historiographie récente. En témoigne, par exemple, la thématique des rencontres de Fanjeaux de 2021, consacrées au lien entre conformisme et transgression dans l’Église méridionale2. Qui plus est, dans le sillage des études récentes sur la réforme grégorienne, la transgression de la norme du célibat ecclésiastique, a fait quant à elle l’objet d’une attention particulièrement accrue, comme le montrent les travaux d’Isabelle Rosé3. Enfin, des études sociales du clergé, à l’instar de celle d’Hugh Thomas consacrée au clergé séculier anglais, ont montré les tensions et les ambiguïtés nées des liens qu’entretiennent le clergé et monde laïc4. À la croisée de ces deux axes de recherche, il s’agit de voir comment certains ecclésiastiques adoptent des comportements aristocratiques, perçus comme transgressifs par l’Église à plus d’un titre, bien que différemment selon les périodes.

    Au sens strict l’aristocratie se définit comme un groupe restreint d’individus qui exercent une domination sociale et possèdent une identité commune distinctive5. En effet, l’aristocratie se distingue par des pratiques et des modes de vie qui valent à ses membres d’être reconnus comme des aristocrates et de se revendiquer comme tels. En ce sens, nous considérerons que l’aristocrate ecclésiastique n’est pas seulement celui qui, né dans une famille aristocratique laïque, est devenu membre du clergé, mais également un membre du clergé qui, s’étant élevé au sein de la hiérarchie ecclésiastique, se comporte comme un aristocrate.

    Pour autant, certaines pratiques inhérentes à l’ethos aristocratique entrent en conflit avec les normes du statut ecclésiastique et deviennent ainsi de facto transgressives dès lors qu’elles conduisent les ecclésiastiques à enfreindre les interdits qui leurs sont prescrits, notamment lorsque la norme évolue ou se renforce. À titre d’exemple, l’usage de la violence et des armes, notamment dans cadre militaire, s’oppose à l’interdiction de verser le sang6. Le mariage s’oppose à la pratique du célibat ecclésiastique7. La possession de richesses personnelles, l’implication dans des affaires commerciales, ou le port de vêtements fastueux, pratique régulièrement condamnée, s’éloignent de l’idéal de pauvreté du clerc. L’attachement aux liens de parenté, de patronage, aux liens féodaux, est susceptible de conduire à la simonie. La pratique de loisirs aristocratiques par les ecclésiastiques, tels que la chasse, le jeu, ou le banquet sont également réprouvés8. Autant de pratiques auxquelles il conviendra de s’intéresser car, loin d’ériger les clercs en modèles d’humilité, elles les conduisent à s’adonner, entre autres, à la luxure, à la gloutonnerie9, à l’ivrognerie, et à la cupidité.

    En définitive, il conviendra de montrer que si la liste de ces pratiques est aussi diverse que difficile à établir de manière exhaustive, c’est parce que la perception de ce qui est considéré comme transgressif évolue selon la définition des normes, selon les contextes, selon les périodes et selon les points de vue. En ce sens, on portera donc une attention particulière à la pluralité des réactions suscitées par ces pratiques transgressives. Y a-t-il simple désapprobation, stricte sanction, accommodation et recherche de compromis, ou franche indifférence ? Comment évoluent ces réactions laïques et ecclésiastiques dans un contexte où les membres du clergé ont de plus en plus d’opportunités dans le monde séculier ? Pourquoi certains comportements autrefois considérés comme acceptables sont-ils de moins en moins tolérés, au point de devenir insupportables ? Il sera particulièrement intéressant de considérer les réactions parfois contradictoires des acteurs en présence, autorités laïques, autorités religieuses, ainsi que celles émanant des populations. Le caractère transgressif pourra également être interrogé au regard de la réitération de certaines pratiques, parfois coutumières, et des débats qui traversent l’Église et la société dans son ensemble à leur sujet. 

    Si le clergé séculier offre des cas d’étude évidents en raison de ses liens avec le siècle, souvent soulignés par les moralistes médiévaux, les membres du clergé régulier ne sont pas exempts de pratiques aristocratiques déviantes et devront être étudiés. Le pape et les cardinaux seront exclus de cette étude, tant ceux-ci ouvrent des problématiques spécifiques à leur statut. Il en va de même pour les étudiants d’université, dont le statut particulier poserait des interrogations plus larges.

    On s’intéresse ici à l’Occident latin, de la réforme carolingienne à la peste noire, période marquée par une continuelle tentative de mise en ordre de l’Église par elle-même. Premier mouvement de réforme d’ampleur, la réforme carolingienne se traduit déjà par une tentative de (re-)définition des comportements appropriés pour un homme d’Église, en incitant ces derniers à adopter un mode de vie digne de leur statut qui les différencie des laïcs. Cet effort se poursuit dans les siècles qui suivent. Dès le début du Xe siècle la réforme monastique d’ampleur initiée à Cluny et, au siècle suivant, la réforme grégorienne, participent à cet effort de moralisation du clergé, et de distinction de la frontière entre clercs et laïcs. Le choix est fait de prendre comme borne de fin les années 1348, alors que la peste noire et ses répercussions marquent un bref temps d’arrêt dans les tentatives de réforme de l’Église médiévale. L’approche choisie est donc celle du temps long, afin d’étudier les évolutions des pratiques perçues comme transgressives, des sanctions et de la norme.

    Comment cette norme s’adapte-t-elle aux évolutions tant de l’Église que de la société ? Bien souvent, le fait précède la norme : si le clerc guerrier ne pose aucun problème dans les premiers temps du Moyen Âge, celui-ci devient au fil de la période tout à fait inconcevable.

    Trois axes de réflexion seront privilégiés pour expliquer la permanence de  comportements aristocratiques chez certains ecclésiastiques, en inadéquation avec les interdits qui leurs sont peu à peu imposés : le recrutement aristocratique d’une partie du clergé ; la proximité de certains ecclésiastiques avec les élites laïques aristocratiques, notamment dans les milieux curiaux ; l’existence d’une élite ecclésiastique cherchant à se distinguer par ses pratiques du reste du clergé et des élites laïques.


    Axe 1 : Le recrutement aristocratique du clergé, un facteur de transgression.

    Une partie du clergé est issue de l’aristocratie laïque. C’est d’autant plus vrai en ce qui concerne le haut clergé, à l’instar de l’épiscopat dont le recrutement est largement aristocratique. Le contrôle des évêchés par la haute aristocratie laïque alimente justement l’argumentaire des réformateurs grégoriens réclamant la liberté des élections épiscopales. Le clergé régulier n’est pas en reste : nombre d’abbés et de moines sont issus de l’aristocratie, d’autant que c’est à ces mêmes familles aristocratiques que l’on doit la fondation de nombreux monastères depuis le haut Moyen Âge. Si, notamment à cette période, clercs et laïcs proviennent en partie des mêmes familles aristocratiques et ont été élevés avec les mêmes valeurs, il n’est donc pas étonnant que ces ecclésiastiques se conforment aux pratiques de leur milieu d’origine, d’autant plus que certains continuent parfois d’entretenir des liens étroits avec leur parenté. Comment alors résoudre le dilemme de cette double appartenance au monde aristocratique et au monde ecclésiastique sans transgresser les normes ecclésiastiques ? Quelles pratiques réprouvées observe-t-on et quelles réactions suscitent-elles ?


    Axe 2 : Pratiques aristocratiques ecclésiastiques et exigences des liens avec le pouvoir séculier

    Un certain nombre d’ecclésiastiques vivent au contact des aristocrates et de leurs pratiques : un officier curial ou un moine d’une communauté qui reçoit fréquemment de grands personnages participe donc à des banquets, se retrouve parfois mêlé à des intrigues et peut éventuellement aller à la chasse. Comment, dès lors, concilier son état avec ces pratiques qu’il est difficile d’éviter ? Les moralistes les condamnent, mais comment est-ce perçu par le reste de la population, notamment les laïcs, et par la cour elle-même ? Existe-t-il précisément des stratégies d’évitement, d’accommodement ou d’adaptation de la part des officiers curiaux ecclésiastiques et comment se manifestent-elles concrètement ?


    Axe 3 : Pratiques aristocratiques et stratégies de distinction d’une élite ecclésiastique

    Aussi bien l’aristocrate de naissance, devenu évêque par son réseau, que le moine donné comme oblat encore enfant, et qui se hisse jusqu’au rang d’abbé, chacun se doit de démontrer son appartenance à une élite ecclésiastique. Prélats et ecclésiastiques de haut rang partagent ainsi, en raison de leur position, un certain nombre de points communs avec les aristocrates séculiers : hauts revenus, dépenses importantes, réseaux de patronage, culture littéraire, etc. Tout cela participe d’une stratégie de distinction sociale au sein même de l’Église, mais aussi de concurrence avec un pouvoir laïc dont il faut se démarquer. Pour autant, cette stratégie entre en conflit avec l’idéal déjà évoqué de pauvreté et d’humilité christique. Dans ce contexte, comment montrer que l’on est une élite ecclésiastique sans transgresser la norme ? Qu’attendent les laïcs d’un ecclésiastique de haut rang : le modèle du prélat humble souhaité par les moralistes ou bien la représentation de la puissance de l’Église ? Comment évolue cette représentation au cours du temps, notamment entre l’avant et l’après réforme grégorienne ?


    MODALITES DE CONTRIBUTION

    L’appel s’adresse en priorité aux jeunes chercheurs et chercheuses. Les propositions de communication, rédigées en français, devront comporter un titre provisoire, une présentation en 500 mots maximum avec une bibliographie indicative, ainsi qu’une courte biographie. Elles devront préciser dans quel(s) axe(s) de l’appel à communication elles s’inscrivent. Elles devront être envoyées par mail, avant le 25 novembre, à l’adresse pratiquesaristocratiquesclerge@gmail.com.

    Les communications, d’une durée de 25 minutes, devront être présentées sur place, à Paris, en français ou en anglais.


    Comité d’organisation :

    • Harold Hans (Sorbonne Université)
    • Valentine Ferreira (Sorbonne Université)

    Comité scientifique :

    • Bruno Dumézil (Sorbonne Université)
    • Frédérique Lachaud (Sorbonne Université)
    • Cécile Caby (Sorbonne Université)
    • Laurent Ripart (Université Savoie Mont Blanc)


    Further information can be found here.



    22 October 2024

    CALL FOR PAPERS: Les habitants en assemblées à la fin du Moyen Âge (Europe, XIIe-début du XVIe siècle) (Nice: Université Côte d’Azur, 17-18 JUN 2025) [DEADLINE: 30 OCT 2024]


    Les assemblées d’habitants ont une place centrale, mais encore assez méconnue dans le gouvernement des villes et des villages à la fin du Moyen Âge. Parfois considérées comme les prémices de l’organisation des communautés à l’origine des conseils ou de l’existence d’élus permanents[1], elles ont perduré dans les derniers siècles du Moyen Âge, alors que l’administration des villes se fondait sur une coopération croissante des élus municipaux avec le prince et ses officiers. À l’écart, en collaboration ou en opposition avec les représentants communaux, les assemblées d’habitants ont dans certains cas été définies comme les lieux d’une « démocratie médiévale[2] ». Or, la vie communale se caractérise par un grand dynamisme des pratiques d’assemblée, entendues comme des réunions de plusieurs individus liés par leur appartenance à un même lieu[3]. Les habitants (ou au moins une partie d’entre eux) se réunissent fréquemment, à l’échelle du quartier, de la paroisse, de la fabrique, du métier, du village ou de la ville, donnant lieu à des assemblées d’envergures variables à l’échelle de la communauté[4]. Elles peuvent en outre être instituées et considérées comme légitimes (arengo, concio ou parlement public) ou encore spontanées voire condamnées par les autorités. 

    Cette première définition des assemblées d’habitants pourra être discutée selon les espaces envisagés par les différents intervenants, afin d’étudier également leur périmètre (habitatores[5], cives, chefs de famille, Bürger) et leurs modalités de réunion. Alors que se structurent les gouvernements urbains et les États, dans un contexte de croissance et de reflux démographiques et économiques ainsi que de transformations sociales et documentaires, cette étude conçoit les assemblées d’habitants dans le cadre d’une vaste Europe occidentale, comprenant non seulement les régions aux traditions urbaines et/ou communautaires fortes (Italie, Flandre, Empire), mais également les États sous contrôle princier et royal, comme les principautés et royaumes espagnols, le Saint-Empire, la France ou les Îles Britanniques.

    Les premières recherches sur les assemblées d’habitants remontent au XIXe siècle. Envisagées sur un temps long combinant périodes médiévale et moderne, elles portent la marque des réflexions et des débats sur les limites du suffrage censitaire et sur la place des villes et des campagnes dans les choix politiques, qui ont émaillé la deuxième moitié du XIXe siècle. Augustin Thierry en fait ainsi le lieu de la participation politique d’une bourgeoisie triomphante préfigurant le « tiers-état », quand Albert puis Henry Babeau font de ces assemblées le creuset d’une « expérience délibérative » qui aurait préparé les habitants à l’exercice des droits politiques acquis par la Révolution. Les politiques et historiens français ont sans aucun doute été fortement influencés par le modèle italien propre à la période communale du XIIIe siècle, et par la place acquise par le Popolo dans le gouvernement des communes, qui en faisait le lieu par excellence d’une « démocratie médiévale »[6].

    Dans l’historiographie française plus récente, les grandes monographies urbaines du XXe siècle minimisent la portée des assemblées d’habitants, vues comme une étape dans la constitution de conseils représentatifs[7]. Le lien entre les institutions municipales et le prince ou le roi est surtout pensé à travers les interactions des officiers royaux et des conseils de ville autour des questions de fortifications ou de fiscalité. Les assemblées générales d’habitants sont envisagées comme un acteur secondaire[8], réduites à un rôle de validation du consensus, selon l’adage juridique « ce qui concerne tout le monde doit être discuté et approuvé par tous[9] ». Les synthèses actuelles sur les institutions médiévales relaient cette vision, en soulignant le faible nombre de ces assemblées et de leurs participants[10]. 

    Ce tableau offre un contraste saisissant avec certaines attestations de la fin du Moyen Âge[11] et du début de l’époque moderne. Stéphane Gal et Robert Descimon mettent ainsi en avant toute la vitalité de ces réunions dans leurs travaux sur les villes de Grenoble et de Paris au XVIe siècle[12]. Les assemblées générales font encore l’objet de discussion, de réflexion et de législation et perdurent même jusqu’à nos jours pour les villes de la Confédération helvétique. De même, ce constat d’une dévitalisation progressive des assemblées ne concorde pas non plus avec les recherches d’un certain nombre de spécialistes de l’histoire rurale, qui étudient aussi les assemblées d’habitants, chez les médiévistes[13] ou chez les modernistes[14].

    Cet oubli des assemblées par les historiennes et historiens des villes de la fin du Moyen Âge peut s’expliquer par deux causes principales. Tout d’abord, il peut exister une raison documentaire, qui fait que les conseils municipaux ont sans doute bien mieux conservé leurs propres archives, sans inclure forcément dans leur politique de sauvegarde des documents relatifs aux assemblées d’habitants. Ensuite, il y a peut-être une raison plus taxinomique : les assemblées sont partout dans les archives municipales, mais il peut être difficile de distinguer leur périmètre et leur visée tant leurs finalités et leurs configurations étaient variables. 

    Cette rencontre aura donc pour objectif de porter un regard neuf sur cette question et inaugurera d’autres échanges, notamment entre les médiévistes et les modernistes. Entre instrument politique d’une élite urbaine et chambre de validation des décisions royales ou princières, il nous semble important de réévaluer la réalité de ces assemblées d’habitants, tout en éclairant leurs spécificités par rapport aux autres acteurs du gouvernement des communautés. Ces réflexions permettront ainsi de réintroduire ces assemblées au cœur des recherches, alors que très récemment, une attention nouvelle portée aux pratiques politiques du commun[15] et à la gestion des espaces communs par les habitants[16], a remis en pleine lumière leurs rôles.

    Sans épuiser le champ des possibles, nous examinerons avant tout les propositions portant sur les axes suivants : 


    1)    Désignation et évolutions institutionnelles des assemblées d’habitants 

    Cet axe propose d’analyser les mots utilisés dans la documentation pour désigner ces assemblées (parlement public, arengo, concio, réunion des chefs de famille…), en tant que réunion d’une communauté (communitas, universitas, Gemeinde…), dès les premières attestations et dans leurs évolutions. Il s’agira d’étudier les conditions et les moments de (re)création de ces assemblées du XIIe au XVe siècle et leurs fondements juridiques[17]. Les liens entre les assemblées d’habitants et d’autres types de réunions, économiques et religieuses (guildes, métiers, corporations, confréries, paroisses…), restent à interroger. De cette étude pourra être esquissée la question de leur degré de représentativité[18] : la composition de ces assemblées peut encore être approfondie, notamment en ce qui concerne la part des bourgeois ou des patriciens, au sens juridique, débattue pour les villes d’Empire[19], ou encore la représentation des différents métiers ou du clergé. Une attention particulière sera portée sur leur évolution diachronique et sur les différences selon les espaces. 


    2)    Faire assemblée

    Cet axe est consacré au déroulement de ces assemblées, de leur convocation à la prise de décision, avec une attention particulière aux modalités de vote[20]. Au-delà des membres de l’assemblée, la présence d’officiers communaux, seigneuriaux, princiers ou royaux est souvent un des fondements de la légalité de ces réunions. Pour certaines assemblées, la question du contexte est primordiale, avec parfois la mention de l’existence de troubles, de circonstances de tensions ou de négociations avec les élus communaux et les officiers. Enfin, il est possible d’envisager les éventuels cultes municipaux et rituels civiques qui peuvent y être associés, voire constituer une part prépondérante de l’assemblée, et associer également femmes et enfants.


    3)    Les assemblées dans la vie municipale

    Quels étaient les domaines de compétences et d’action de ces différentes assemblées ? Les incendies, l’impôt, la police, l’usage des eaux, le contrôle des marchés, le guet, la nomination de représentants ou d’officiers ? Peut-on lier leur présence à l’existence d’un domaine communautaire ? Comment et selon quelles modalités leur action s’articule-t-elle avec celle des représentants, conseillers, consuls ou échevins ? Y a-t-il partage ou rivalité, bonne entente ou concurrence ? Comment évoluent ces assemblées dans le contexte des XIVe et XVe siècles, marqué par les guerres et les difficultés ainsi que par des sollicitations et des interventions croissantes des princes dans la vie municipale (création d’institutions communales par les princes, comme les échevinages par le roi de France Louis XI, ou mutations des formes politiques lors de la formation des États territoriaux en Italie…) ? 


    4)    Les traces documentaires

    Procès-verbaux d’assemblées, listes de serments[21], mentions dans les délibérations[22] ou dans les registres de compte, lettres de rémission princière… les traces des réunions d’habitants se retrouvent dans des écrits variés. Dans quelle mesure ces formes documentaires reprennent-elles ou influencent-elles des modèles et des techniques scripturaires municipales et notariales ?

    Bien que diverses, ces traces sont aujourd’hui ténues. Comment le processus de constitution des fonds d’archives communaux, notariaux, paroissiaux, privilégiant davantage certains documents par rapport à d’autres, a-t-il pu invisibiliser les assemblées d’habitants ? 


    INFORMATIONS PRATIQUES

    La rencontre se tiendra les 17 et 18 juin 2025 à l’Université Côte d’Azur (Nice).

    Les propositions de communication (25 minutes) sont à adresser (titre et résumé d’une demi-page environ, bref CV) avant le 30 octobre 2024 à l’adresse suivante : assemblees.habitants@gmail.com


    Comité d’organisation

    • Cléo Rager, maîtresse de conférences, Institut Catholique de Paris, UR « Religion, Culture et Société » (EA 7403), membre associée au Lamop (UMR 8589)
    • Marie-Émeline Sterlin-Cathébras, docteure, membre associée au Lamop (UMR 8589)
    • Florie Varitille, maîtresse de conférences, Université Nice Côte d’Azur, membre rattachée au CEPAM (UMR 6274)

    Comité scientifique

    • Pierre Chastang, professeur des Universités, Université Paris-Saclay – ISP UMR7220
    • Rosa Maria Dessì, professeure des Universités, Université Nice Côte d’Azur – CEPAM (UMR 6274)
    • Michel Hébert, professeur émérite, Université du Québec à Montréal.
    • Christopher Fletcher, chargé de recherche, CNRS – IRHIS (Lille)
    • Olivier Mattéoni, professeur des Universités, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – Lamop (UMR 8589)
    • François Otchakovsky-Laurens, maître de conférences, Université Aix-Marseille – LA3M.
    • Olivier Richard, professeur des Universités, Université de Fribourg, Suisse.


    Further information can be found here.


    21 October 2024

    ROUND TABLE: La quarta dimensione della città: lavoro e diritti nello spazio urbano tra XVIII e XX secolo (Naples: Università Federico II, 24 OCT 2024)

    REMINDER CALL FOR PAPERS: 8th ESCLH BIENNIAL CONFERENCE, "Back to the Past and Building the Future" (Szeged: University of Szeged, 2-4 JUL 2025; DEADLINE 31 OCT 2024)

       




    The Organising Committee and the Executive Council of the European Society for Comparative Legal History are pleased to call for papers for the upcoming Society’s 8th Biennial Conference to be held from 2 to 4 July 2025 at the University of Szeged, Hungary.

    The conference series started in Valencia (2010), followed by Amsterdam (2012), Macerata (2014), Gdansk (2016), Paris (2018), and Lisbon (2022). In 2023, we had a successful conference in Augsburg.

    The theme of the conference is to call attention to the development of legal institutions that are related to and serve as the foundation of modern/contemporary state and law. We mainly expect papers based on the examination of primary sources, since the main aim of the conference is to draw attention to the importance and analysis of primary sources (e.g. archival sources, judgements, parliamentary materials) in legal historical research, across legal systems.

    The organizers wish to offer the opportunity to all participants who intend to present their legal historical and comparative research based mainly on primary sources, regardless of the historical era and geographical areas.

    Back to the past and analysis of primary sources, new findings can be presented which can be used for the development of law in the contemporary period. Building the future can only be based on thorough historical and legal research, which can be achieved by connecting the past to the present. Through the complex and comparative assessment of the different branches of law, we can work towards a more general picture of legal development.

    To offer a paper, please submit an abstract of up to 400 words, in English, by 31 October 2024. The abstract should include the title of your proposed paper and your personal data (full name, email address, work affiliation). Please also send a short CV (no more than 4 pages). Anyone at any stage in their research career can offer a paper. The submissions should be sent to vargan@juris.u-szeged.hu. Abstracts will be assessed against: (1) the aim to have a diverse conference; (2) the novelty of the work; (3) a professionally grounded presentation proposal including a description of the sources and methodology involved and a concise description of the research results. One author may only give one paper at the conference in order to allow as many people as possible to deliver papers.

    It is also possible to submit a proposal for a complete panel. Panels normally consist of three papers. A panel proposal should – in addition to the abstracts and CVs of those who wish to present a paper in that panel – include an abstract for the entire panel, as well as a CV of the panel organizer. The list of accepted papers will be announced by December 2024.

    A conference website will be launched with further details of the conference in December 2024.

    The conference website will also contain information on the attendance fee for those not members of the ESCLH, transport to and from Szeged, and accommodation in Szeged. The conference website will allow registration for the conference, starting in February 2025. Finally, the conference will be preceded by an additional PhD-workshop on 2 July 2025. Further information about the workshop will also be published in December 2024.

    Norbert Varga
    organizer

    University of Szeged

    Faculty of Law and Political Sciences

    Department of Hungarian Legal History










    18 October 2024

    SYMPOSIUM: La Rota romana e altri Tribunali di vertice in età moderna (Parma: Università di parma, 21-22 OCT 2024)

     

    CONFERENCE: Autour du "Congrès des religions" avec Francine Markovits Pessel (Paris: Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 24 OCT 2024) [ONLINE]

     

    (Image source: Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

    L'image de Bodin (mort en 1596) est d'abord celle d'un juriste, théoricien politique de la souveraineté. Mais entre ses Six livres de la Répubique, son Théâtre de la nature universelle et sa Démonomanie des sorciers, où est-il ? Il ne publia pas le Colloquium, le Banquet des sept sages. L'ouvrage circula sous le manteau et tous les souverains d'Europe tentèrent d'en avoir des copies à pris d'or. Le comparatisme était suspect, « le méchant livre » passa pour une traité d'athéisme. Les critiques n'en voulurent pas moins l'inscrire dans le catalogue des traités de tolérance. Or, plus que l'encyclopédisme, son écriture pose surtout la question du discours indirect : ce que je fais dire à l'autre, ce que l'autre entend de ce que je dis ; de toutes les croyances, aucune n'a le dernier mot. Permettre au public d'entendre la voix de l'intelligence du Colloquium à notre époque de moralisme et d'ignorance de l'histoire des religions, telle est l'ambition de l'ouvrage de Francine Markovits-Pessel.

    La rencontre sur le Congrès des religions. Commentaire philosophique du Banquet des sept sages de Jean Bodin (Paris, Hermann, 2024) rassemblera spécialistes et amis autour de Francine Markovits-Pessel dont les publications feront l'objet d'une petite exposition sur place.


    Further information and the complete programme can be found here.

    17 October 2024

    FINAL CONFERENCE: project FONTES (Fostering iNnovative Training in the use of European legal Sources) (Rome: Università Roma Tre, 21 OCT 2024)



    More information of the project here.

    LECTURE: Carsun Chang’s Jefferson: A Lost Era of Transnational Sino-American Constitutional Imagination with Jedidiah Kroncke (Stanford: Stanford University, 22 OCT 2024) [ONLINE]

    (Image source: Wikimedia)


    We learned that the next seminar of the Law and History Workshop organized by the Stanford Center for Law and History will be held on October 22nd, from 12:45-2:00PM (Pacific) in Room 320D, Stanford Law School, and via Zoom. 

    Jedidiah Kroncke, Associate Professor of Law at the University of Hong Kong, will present, "Carsun Chang’s Jefferson: A Lost Era of Transnational Sino-American Constitutional Imagination,"  will present in person but participants will be able to attend either in-person or online. That said, we hope very much that you choose to attend in person if at all possible.

    To RSVP, click here. Those who confirm their attendance will receive a separate email containing the paper and link to the event after the RSVP deadline.


    ABSTRACT  

    This article recovers a lost era of Sino-American constitutional imagination surrounding the drafting of the 1946 Republic of China Constitution. It examines the transnational dynamics that led the Constitution’s initial drafter, Carsun Chang, to travel to the U.S. in 1945 to ostensibly study the ideas of Thomas Jefferson then ascendant in New Deal constitutional rhetoric.

    Recovering this episode recontextualizes Chang’s life as one of China’s new generation of cosmopolitan intellectuals moving between its contentious post-dynastic politics and the institutions of the post-World War II international legal order. Chang’s invitation involved many little known but determinative turns, including the role of a subset of Truman Administration officials actively enamored with Jefferson’s own study of Confucianism.

    Transnationalizing our understanding of the 1946 Constitution reveals how the geopolitics of the Chinese Civil War intersected with the attempted overseas projection of American constitutional values increasingly embedded in American internationalism. The fallout from the drafting process also illuminates the mid-20th century transition of America from a global symbol of constitutional revolution to a global symbol of racialized empire. Recapturing this era has implications for originalist-styled constitutional arguments made in contemporary Taiwan, as well as evaluating the international dimensions of Jefferson’s problematic domestic legacy.


    More information can be found here.

    16 October 2024

    PODCAST: "Amicitia in Renaissance Peace and Alliance Treaties (1450 – 1530)” with Randall Lesaffer (Voices of JHIL)

     

    (image source: apple)

    Abstract:
    To what extent can we characterize the relations between states as Amicitia, as interstate friendships, and do they exist as juridical concepts? Join us in Episode 4 as we trace the historical and legal origins of Amicitia with Randall Lesaffer, discussing his 2002 article “Amicitia in Renaissance Peace and Alliance Treaties (1450-1530)", published in JHIL 4(1) (2002), 77–99. What significance does Amicitia have in the European legal tradition and why is it still relevant today? How might the history of international law help us better understand ancient concepts that can be found in our current legal systems? Tune in, to find out more about the fascinating concept of interstate friendships!

    Guest: 

    Prof. Dr. Randall Lesaffer – Professor of Legal History at the KU Leuven and at Tilburg University. - https://www.tilburguniversity.edu/staff/r-c-h-lesaffer , https://www.law.kuleuven.be/romrecht/engels/people/00004223 

    Hosts: Dr. Raphael Schäfer - https://www.mpil.de/en/pub/institute/personnel/academic-staff/rschaefe.cfm 

    Dr. Inge van Hulle - https://www.lhlt.mpg.de/van-hulle/en 

    Music: 

    Serge Quadrado Music – Cinematic Jazz 

    LesFM – Acoustic Guitar Indie Background Music for Videos S

    amuelFrancisJohnson – Lifting Guitar 

    Mr Pleasure – BurnishedBronze 

    Find our more here



    15 October 2024

    LECTURE: Isabelle BRANCOURT, Henri-François d'Aguesseau, magistrat, chancelier et législateur (Paris: Cour de Cassation, 7 OCT 2024) [RECORDED]

    (image source: Wikimedia Commons)

    Programme:

    Pascal PLAS professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Limoges, directeur de l’Institut international de recherches sur la conflictualité (IRCO) Isabelle BRANCOURT chargée de recherche au CNRS (Institut d’histoire du droit Jean GAUDEMET ; UMR 7184-Université Paris II)

    The lecture has been livestreamed on 7 October and recorded. More information here

    14 October 2024

    BOOK: Christopher W. CLOSE, State Formation and Shared Sovereignty. The Holy Roman Empire and the Dutch Republic, 1488-1696 (Cambridge: Cambridge University Press, 2021), ISBN 9781108946827, €30,33

     

    (image source: CUP)

    Abstract:

    During the sixteenth and seventeenth centuries, dozens of alliances asserting shared sovereignty formed in the Holy Roman Empire and the Low Countries. Many accounts of state formation struggle to explain these leagues, since they characterize state formation as a process of internal bureaucratization within individual states. This comparative study of alliances in the Holy Roman Empire and the Low Countries focuses on a formative time in European history, from the late fifteenth century until the immediate aftermath of the 1648 Peace of Westphalia, to demonstrate how the sharing of sovereignty through alliances influenced the evolution of the Empire, the Dutch Republic, and their various member states in fundamental ways. Alliances simultaneously supported and constrained central and territorial authorities, while their collaborative policy-making process empowered smaller states, helping to ensure their survival. By revealing how the interdependencies of alliance shaped states of all sizes in the Empire and the Low Countries, Christopher W. Close opens new perspectives on state formation with profound implications for understanding the development of states across Europe.

    Table of contents: 

    Introduction

    1. The Swabian league and the politics of alliance (1488-1534)
    2. Alliances and the early reformation (1526-1545)
    3. Alliances and new visions for the empire and Low Countries (1540-1556)
    4. Shared sovereignty and regional peace (1552-1567)
    5. Shared sovereignty and multi-confessionality in the empire and Low Countries (1566-1609)
    6. Religious alliance and the legacy of past leagues (1591-1613)
    7. Religious alliance and the Thirty Years War (1610-1632)
    8. Westphalia and politics of alliance in the empire and Dutch Republic (1631-1696)
    Conclusion
    Bibliography.


    On the author:

    Christopher W. Close is Associate Professor in the Department of History at Saint Joseph's University. He has received several prestigious research grants from organizations including the German Academic Exchange Service and the American Philosophical Society. He is the author of The Negotiated Reformation: Imperial Cities and the Politics of Urban Reform, 1525-1550 (2009) and numerous articles in The Sixteenth Century Journal and European History Quarterly.

     Read here: DOI 10.1017/9781108946827.


    11 October 2024

    CALL FOR PAPERS: Law and Diversity in European History -19th Annual Graduate Conference in European History (GRACEH) (Wien: Universität Wien (Zoom), 7-9 APR 2025) DEADLINE 5 JAN 205

    (image source: Wikimedia Commons)
     

    GRACEH 2025 offers a platform to explore the complex interplay between legal systems and the diverse social fabric of Europe across different historical spaces and periods. Europe’s rich cultural, ethnic, and religious diversity has shaped numerous legal traditions, often oscillating between integration and exclusion. The conference seeks to examine the interaction between legal structures and social diversity as well as the role of law in promoting or suppressing diversity from a historical perspective. In this context, diversity can be understood as the variety of identities, social groups and cultural backgrounds. It includes among other aspects, differences in terms of encompassing gender, ethnicity, religion, sexual orientation, social class and DisAbilities.

    Gustav Klimt's Faculty Painting “Jurisprudence”, provides a visual basis for the conference theme and symbolizes the complex relationship between law, power and human destiny. The painting does not emphasize the clear order and rationality of law, but rather its ambivalence, and its often unforeseen consequences. This multifaceted depiction of law opens up the discourse about the sanctioning of diversity and the use of law as an instrument to enforce social norms or to exclude certain groups.

    Proposed contributions could, for example, deal with the legal challenges and developments in the area of minority rights. Migration and the legal measures of integration, as well as DisAbilities and LGBTIQ* are further central topics. Moreover, questions could revolve around diversity of the law itself, for example in the context of colonialism, multinormativity or around spaces of “lawlessness” which offer insights into normative practices and opportunities outside of the legal system.

    Possible topics include but are not limited to:

     1.        Diversity in Law

    Throughout history, the law has categorized certain people and behaviors as “normal” and others as “deviant”. Such categorizations are often the result of social and cultural norms embedded in the legal system. What categorizations can be found within the law? What was considered the norm in different times and places and how are certain people or behaviors categorized as “deviant”? In what way were certain people treated differently? 

    2.        Diversity of Law

    Multinormativity and legal pluralism are central themes in the study of the diversity of law. The divergence of canonical and secular law or the exchange between colonial law and European societies offer insights into the complex interactions of different legal systems. In what way for example was marriage regulated differently in coexisting legal systems? How did certain principles of law which shaped institutions (eg. the judiciary and the legislative body) in different ways interact or counteract each other?

    3.        Sanctioning Diversity through Law

    The sanctioning of “deviant” behavior by the means of the law can be found in almost all historical areas and periods. What can diversity mean in the context of the history of criminality? In what way does the ban of abortion illustrate how law has been used to enforce social norms and inequalities? How were homosexuality and transsexuality regulated differently throughout European history?

    4.        Enabling Diversity through Law

    Anti-discrimination laws, the legalization of homosexuality, same-sex marriage and the recognition of the third gender as well as minority rights, gender equality and the legal recognition of religious communities are examples of legal reforms that have contributed to greater equality and diversity in many European societies. However, the distinction between legal and social equality shows that while laws can contribute to the active promotion of equality, social equality is often more difficult to achieve. How are these dynamics for example reflected in the women's suffrage, the women's movements and the fight against social inequality? 

    5.        Diversity of Making and Administrating Law

    The role of legislators and judges and their influence on the administration of law is of great importance. Reform processes and the abuse of law, such as in National Socialist law, as well as the politicization of law illustrate the dynamics of legislation. Who were the people that made and administrated the law in different historical times and areas? What were their agendas? 

    6.        Places of “Lawlessness”

    Places of “lawlessness” offer fascinating insights into alternative forms of social organization and the possibilities of diversity at the margins of state and institutional control. In such spaces, different cultural, ethnic and social groups were often able to develop in a way not possible in more regulated areas of societies. To what extent did private spaces, far from public and legal control, enable individual lifestyles and identities or become places of oppression and violence? How did Monasteries, religious communities, the high sea or pubs and taverns offer space for lifestyles that deviated from the social norm?

     The conference is open to graduate students at all stages of research. We invite graduate students working on different topics and periods on a national, international, transnational, or comparative scale. We encourage contributions with novel and diverse perspectives and interdisciplinary approaches. GRACEH 2025 warmly welcomes participants to join in person. While we offer a limited hybrid model, we strive to foster an engaging in-person experience.

    DATES AND INFORMATION

    Please send abstracts up to 300 words and a scientific CV (max 100 words) to:

    graceh2025.hkw@univie.ac.at by January 6th 2025. Participants will receive a notification of acceptance by February 6th 2025. Final papers (up to 2.000 words) are due March 17th 2025.

    We particularly encourage submissions from those who have yet to present their work at conferences or are from underrepresented regions and/or institutions. We hope to be able to support travel and/or accommodation for a limited number of presenters without access to institutional funding. Participants should cover their accommodation and travel through their home institutions if possible.

    If you have questions, you can get in touch with the organizational team here: graceh2025.hkw@univie.ac.at.

    More information here.

    REMINDER CALL FOR PAPERS: 8th ESCLH BIENNIAL CONFERENCE, "Back to the Past and Building the Future" (Szeged: University of Szeged, 2-4 JUL 2025; DEADLINE 31 OCT 2024)

       




    The Organising Committee and the Executive Council of the European Society for Comparative Legal History are pleased to call for papers for the upcoming Society’s 8th Biennial Conference to be held from 2 to 4 July 2025 at the University of Szeged, Hungary.

    The conference series started in Valencia (2010), followed by Amsterdam (2012), Macerata (2014), Gdansk (2016), Paris (2018), and Lisbon (2022). In 2023, we had a successful conference in Augsburg.

    The theme of the conference is to call attention to the development of legal institutions that are related to and serve as the foundation of modern/contemporary state and law. We mainly expect papers based on the examination of primary sources, since the main aim of the conference is to draw attention to the importance and analysis of primary sources (e.g. archival sources, judgements, parliamentary materials) in legal historical research, across legal systems.

    The organizers wish to offer the opportunity to all participants who intend to present their legal historical and comparative research based mainly on primary sources, regardless of the historical era and geographical areas.

    Back to the past and analysis of primary sources, new findings can be presented which can be used for the development of law in the contemporary period. Building the future can only be based on thorough historical and legal research, which can be achieved by connecting the past to the present. Through the complex and comparative assessment of the different branches of law, we can work towards a more general picture of legal development.

    To offer a paper, please submit an abstract of up to 400 words, in English, by 31 October 2024. The abstract should include the title of your proposed paper and your personal data (full name, email address, work affiliation). Please also send a short CV (no more than 4 pages). Anyone at any stage in their research career can offer a paper. The submissions should be sent to vargan@juris.u-szeged.hu. Abstracts will be assessed against: (1) the aim to have a diverse conference; (2) the novelty of the work; (3) a professionally grounded presentation proposal including a description of the sources and methodology involved and a concise description of the research results. One author may only give one paper at the conference in order to allow as many people as possible to deliver papers.

    It is also possible to submit a proposal for a complete panel. Panels normally consist of three papers. A panel proposal should – in addition to the abstracts and CVs of those who wish to present a paper in that panel – include an abstract for the entire panel, as well as a CV of the panel organizer. The list of accepted papers will be announced by December 2024.

    A conference website will be launched with further details of the conference in December 2024.

    The conference website will also contain information on the attendance fee for those not members of the ESCLH, transport to and from Szeged, and accommodation in Szeged. The conference website will allow registration for the conference, starting in February 2025. Finally, the conference will be preceded by an additional PhD-workshop on 2 July 2025. Further information about the workshop will also be published in December 2024.

    Norbert Varga
    organizer

    University of Szeged

    Faculty of Law and Political Sciences

    Department of Hungarian Legal History










    10 October 2024

    CALL FOR ROUNDTABLE PROPOSALS: Medieval Legal Sources and Digital Humanities - The FONTES project (Rome: Roma Tre University, 21 OCT 2024) [DEADLINE 18 OCT 2024 ]


    The FONTES project (“FOstering iNnovative Training in the use of European legal Sources”) invites roundtable proposals from students, doctoral candidates, and researchers for the FONTES final conference, which will take place at the Faculty of Law of Roma Tre University on 21st October 2024.


    The roundtable will be structured as a discussion to be held at the end of the FONTES final conference (see program). This format is ideal for an informal discussion of your personal research experiences with ancient legal sources and their intersections with, and potential within, the field of digital humanities.


    Proposals can be submitted until 18th October 2024 and will be evaluated by the FONTES project staff.


         If you are interested, please reach out to annamariagrazia.floris@unipa.it