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11 April 2023

JOURNAL: Special Issue "Les chemins de l'abolution de la peine de mort" (eds. Basile ADLER, Sylve HUMBERT, Hervé LEUWERS & Denis SALAS) (Histoire de la Justice 2023/1, n° 34)

 

(image source: Cairn)

L’abolition dans l’histoire de la justice (Robert Badinter) (DOI 10.3917/rhj.034.0007)

Introduction: le "moment Beccaria" (Sylvie Humbert) (DOI 10.3917/rhj.034.0013)

Partie I. Les prémices de l'abolition

La grâce judiciaire en France au dernier siècle de l’Ancien Régime : essai de mise en perspective de la miséricorde et de l’abolition (Antoine Meissonnier & Reynald Abad) (DOI /10.3917/rhj.034.0021)

Abstract:

Le dernier siècle de l’Ancien Régime se caractérise à la fois par l’emploi régulier de la grâce en justice criminelle et par la naissance d’un débat sur l’abolition de la peine de mort. Il serait faux d’en déduire que la grâce a préfiguré, voire préparé l’abolition. Mais, pour le comprendre, encore faut-il savoir en quoi consiste la grâce de cette époque : c’est ce que cet entretien se propose de faire découvrir, en examinant les aspects juridiques de la grâce, mais aussi ses aspects sociaux, qui sont d’une importance capitale pour la société d’Ancien Régime. Appuyé sur une bonne connaissance de la grâce, il devient alors possible de mettre en perspective la miséricorde et l’abolition à la veille de la Révolution.

 « La peine de mort n’est donc pas un droit. » La décision abolitionniste de Beccaria (Philippe Audegean & Dario Ippolito) (DOI 10.3917/rhj.034.0031)

Abstract:

Dans Des délits et des peines, Beccaria s’émancipe des présupposés culturels qui soutenaient la légitimité de la peine de mort : l’autorité de la tradition, l’idéologie de la sanction exemplaire, le rétributivisme, l’organicisme, l’identification de l’ennemi et du délinquant. Libéré de ces automatismes intellectuels, il développe un argumentaire abolitionniste fondé sur une nouvelle conception de la peine, envisagée comme instrument de la liberté du citoyen et non comme instrument de pouvoir du souverain. Déduit du modèle individualiste du contrat social, cet argumentaire repose sur un double principe d’économie pénale et de priorité accordée à la protection de la vie. Il débouche sur une inversion du paradigme pénal de la guerre : aux yeux de Beccaria, c’est l’exécution capitale et non le crime qui est un acte de guerre.

La justice patibulaire dans le doute beccarien. Esquisse d’une philosophie abolitionniste (Michel Porret) (DOI 10.3917/rhj.034.0043)

Abstract:

Sous l’Ancien Régime, le droit de punir est « patibulaire », car l’échafaud et les peines corporelles sont au cœur des pratiques répressives. Or, au temps des Lumières, la critique de la « justice patibulaire » mène Beccaria à penser l’abolition définitive de la mort pénale. Il affirme que la peine de mort est moins un droit qu’un acte de barbarie étatique, car elle n’est ni préventive, ni correctrice. Le doute beccarien met définitivement hors jeu la rétribution pénale, incompatible avec l’État libéral et le devenir des Lumières.

Les femmes aussi... (Jean-Pierre Royer) (DOI 10.3917/rhj.034.0053)

Abstract:

Dans un ouvrage sur la peine de mort, il est apparu indispensable de consacrer une réflexion aux femmes qui, entre le xviiie et le xxe siècle, ont dû affronter ce même supplice, pour connaître les raisons et les motifs de leurs gestes par rapport à ceux des hommes, les moyens et méthodes mis en œuvre, les juridictions saisies et les sanctions prononcées, leurs attitudes face à la mort et celles du public assistant aux procès et aux exécutions, celles aussi des bourreaux, en somme s’il existe une spécificité de la criminalité féminine, autant dans l’acte que dans ses conséquences.

Transition chronologique. Peine de mort, débats parlementaires et révolutions (France, 1791-1848) (Hervé Leuwers) (DOI 10.3917/rhj.034.0067)

Abstract:

Le Dei delitti e delle pene, de Beccaria, et plus encore sa libre traduction par l’abbé Morellet (Traité des délits et des peines), a provoqué un premier élan abolitionniste en Europe, marqué par la suppression de la peine de mort en Toscane, dès 1786. Le mouvement s’étend à la France des années 1790, puis se poursuit et se transforme dans la première moitié du xixe siècle. Il ne s’agit pas ici de retracer de nouveau ces prémices de l’abolition [1] ; par quelques jalons chronologiques, associés à un choix de textes clés, l’objectif de cette « transition » est de souligner le lien étroit entre l’émergence d’une attente abolitionniste et des débats parlementaires qui, pendant les révolutions françaises des années 1790 et de la première moitié du xixe siècle, ont conduit à une abolition différée (1795), avortée (1830), puis partielle (1848) de la peine de mort. Dans ces trois entreprises, l’ambition affichée s’inscrit dans un contexte de sortie espérée de Révolution.

II. Vers l'abolition en France 

De la Belle Époque à l’après-guerre : l’hiver abolitionniste de la France (Nicolas Picard) (DOI 10.3917/rhj.034.0077)

Abstract:

De l’échec du projet d’abolition de 1908 à la fin des années 1940, le militantisme hostile à la peine de mort entre, en France, dans un relatif sommeil, alors qu’il avait été particulièrement actif à la fin du xixe siècle. Si l’ombre des conflits mondiaux et des totalitarismes explique ce retrait, cela ne suffit pas à épuiser les explications. L’influence de la criminologie et de l’eugénisme, comme la division et la déstabilisation des forces de gauche, ont également une part de responsabilité au cours de cette période. Cependant, dans le même temps, les mutations de la pensée chrétienne, discrètes dans un premier temps, sont l’un des éléments favorisant le renouveau abolitionniste après 1945.

 L’abolition de 1981 au prisme de l’exposition, entre savoir et mémoire (Olivier Bosc) (DOI 10.3917/rhj.034.0097)

Abstract:

Le quarantième anniversaire de l’abolition de la peine de mort en France a offert à la Bibliothèque nationale de France l’opportunité de s’attacher d’une façon toute particulière à la personne de Robert Badinter. Ainsi la bibliothèque de l’Arsenal, troisième site parisien de la BNF, a conçu et accueilli dans ses salles l’exposition « Une passion pour la justice. Dans la bibliothèque de Robert Badinter » et a rendu toute sa profondeur historique au sujet de la peine de mort et de son abolition.

Le combat d’un homme blessé (Basile Adler)  (DOI 10.3917/rhj.034.0103)

Abstract:

L’abolition en France est intimement liée à la venue, à deux reprises, d’un avocat devant une même cour d’assises, en l’occurrence celle de Robert Badinter devant la cour d’assises de Troyes. L’exécution de Bontems, qui n’avait pas tué, puis le sauvetage de la tête de Patrick Henry, par cette même cour, à près de cinq années de distance, a enfin entrainé la France vers l’abolition. Robert Badinter a compris entre ces deux procès que c’était le procès de la peine de mort qu’il fallait faire, et pas simplement défendre l’accusé. C’est ensuite le courage politique du candidat Mitterrand, qui, une fois élu, choisit Robert Badinter pour porter la loi qui allait entrer dans l’histoire. Le chemin de l’abolition en France, c’est, ainsi, l’histoire de la rencontre de deux avocats qui étaient aussi deux grands politiques.

 Le dernier condamné à mort en France. Étude du dossier de Hamida Djandoubi, exécuté à la prison des Baumettes (Marseille, 25 février 1977) (Denis Salas) (DOI 10.3917/rhj.034.0115)

Abstract:

Après l’étude du dossier du dernier condamné à mort en France, en 1977, cet article analyse le témoignage longtemps resté confidentiel d’une magistrate ayant assisté à cette exécution, Monique Mabelly. Il est complété par une double contextualisation politique et judiciaire, afin de comprendre dans quelles conditions cet homme a été exécuté et pourquoi il est le dernier à l’avoir été avant l’abolition de la peine de mort par la loi du 9 octobre 1981.

Témoignages 

La peine de mort en questions : dialogue avec mon père Armand Lemaire (1922-2017) (Philippe Lemaire) (DOI 10.3917/rhj.034.0139)

La condamnation de Moussa Benzahra Témoignage d’ Élisabeth Delatte (DOI 10.3917/rhj.034.0147)

Genèse de l’abolition en France (Robert Badinter) (DOI 10.3917/rhj.034.0149)

Partie III. L'abolution universelle: une mise en perspective internationale

La peine de mort, une atteinte abominable à la dignité humaine (Jean-François Petit) (DOI 10.3917/rhj.034.0157)

Abstract:

La lutte contre la peine de mort est inachevée. À partir des analyses d’Albert Camus, on peut actualiser les fausses justifications de son maintien, en montrant sa puissance de déshumanisation. Il est aujourd’hui nécessaire de mieux tenir compte des mobiles et des contextes culturels, tout autant que la gouvernementalité des États non abolitionnistes. Le réflexe humaniste doit être complété par la réflexion sur des formes de construction de sociétés justes, plus centrées sur la prévention que la répression par la peine de mort.

Quel exercice d’humanité face à la peine de mort ? (Cathy Leblanc) (DOI 10.3917/rhj.034.0163)
Abstract:

Quel est le sens véritable de la peine de mort ? Pourquoi la peine capitale pour rétablir un tort, fût-il immense ? Dans cet article, nous essayerons de comprendre ce que représente cette peine en en recherchant les tenants jusque dans l’Antiquité. Au terme de cette enquête, nous comprendrons que la peine de mort est une forme accomplie de torture et qu’elle fut, en sa forme actuelle, précédée de pratiques relevant de la plus cruelle des barbaries. La question qui subsiste est la suivante : comment peut-on garder cette pratique et son appartenance dans nos démocraties quand la peine de mort abandonne toute velléité de réhumanisation.

Les États-Unis sur le chemin de l’abolition ? (Simon Grivet) (DOI 10.3917/rhj.034.0175)
Abstract:

Un demi-siècle après une abolition judiciaire ratée, les signes d’un déclin de la peine de mort aux États-Unis se multiplient. On dénombre de moins en moins d’exécutions et de condamnations à mort. La majorité des juridictions ont aboli la peine de mort. Cette évolution fragile s’explique par les débats suscités par les erreurs judiciaires, le racisme systémique dans la justice, les exécutions ratées, l’essor de la perpétuité réelle et la question du coût de la peine de mort. Une abolition complète est possible à moyen terme, mais elle implique des victoires politiques toujours difficiles quand les inquiétudes vis-à-vis de la criminalité redeviennent importantes.

La peine de mort au Moyen-Orient (Rusen Aytac) (DOI 10.3917/rhj.034.0187)
Abstract:

Dans cette région fragile, en proie à des tensions, déchirée par les crises et les guerres et dans un contexte d’une recrudescence des attentats, le combat pour l’abolition de la peine de mort en est fragilisé. La situation est même alarmante, et dans cette région, défendre les droits de l’homme constitue une prise de risques.

Abolition universelle de la peine de mort : défis et obstacles (Pierre Pélissier) (DOI 10.3917/rhj.034.0191)
Abstract:

L’abolition universelle de la peine de mort est inéluctable. Pour parvenir à cet objectif, il reste néanmoins des défis à relever : poursuivre l’abolition dans les démocraties, consolider l’engagement international, interdire un retour en arrière et soutenir le continent africain dans cette démarche. Il faudra aussi franchir des obstacles tels que l’application stricte de la charia dans les pays islamistes intégristes et l’utilisation de la peine de mort comme instrument de terreur.

Le « moment Badinter » « Nul ne peut être condamné à la peine de mort » (Sylvie Humbert) (DOI 10.3917/rhj.034.0203)

Notes de lecture

  • Jean-Clément Martin, L'exécution du roi, 21 janvier 1793 (Paris: Perrin, 2021) (Jean d'Andlau)
  • Jacques Dallest, L'Épuration. Une histoire interdite (Paris: Les Éditions du Cerf, 2022) (Didier Cholet)

 

04 May 2022

BOOK: Michele PIFFERI (Ed.), The Limits of Criminological Positivism. The Movement for Criminal Law Reform in the West, 1870-1940 (London: Routledge, 2022). ISBN: 9780367340599, pp. 202, £96.00

ABOUT THE BOOK

The Limits of Criminological Positivism: The Movement for Criminal Law Reform in the West, 1870-1940 presents the first major study of the limits of criminological positivism in the West and establishes the subject as a field of interest.

The volume will explore those limits and bring to life the resulting doctrinal, procedural, and institutional compromises of the early twentieth century that might be said to have defined modern criminal justice administration. The book examines the topic not only in North America and western Europe, with essays on Italy, Germany, France, Spain, the United Kingdom, Belgium, and Finland but also the reception and implementation of positivist ideas in Brazil. In doing so, it explores three comparative elements: (1) the differing national experiences within the civil law world; (2) differences and similarities between civil law and common law regimes; and (3) some differences between the two leading common-law countries. It interrogates many key aspects of current penal systems, such as the impact of extra-legal scientific knowledge on criminal law, preventive detention, the ‘dual-track’ system with both traditional punishment and novel measures of security, the assessment of offenders’ dangerousness, juvenile justice, and the indeterminate sentence. As a result, this study contributes to a critical understanding of some inherent contradictions characterizing criminal justice in contemporary western societies. Written in a straight-forward and direct manner, this volume will be of great interest to academics and students researching historical criminology, philosophy, political science, and legal history.

ABOUT THE EDITOR

Michele Pifferi is Professor of Legal History at the University of Ferrara, Law Department. He has been Visiting Researcher at the Max-Planck-Institute for Legal History and Legal Theory in Frankfurt am Main; Emil Noël Fellow at NYU School of Law; Robbins Fellow at Berkeley UC—School of Law; Academic Visitor at the Oxford Centre for Criminology; and Alexander von Humboldt Research Fellow at the University of Hamburg, Faculty of Law. He is currently Alexander von Humboldt Research Fellow at the Humboldt Universität zu Berlin, Faculty of Law as well Principal Investigator of a research project on Legal History and Mass Migration: Integration, Exclusion, and Criminalization of Migrants in the 19th and 20th Century. Member of the Editorial Board of the series Rechtsgeschichte und Rechtsgeschehen —Italien (LIT Verlag), and of Quaderni fiorentini per la storia del pensiero giuridico moderno. His research interests focus on history of late medieval to late modern criminal justice, history of criminology, and history of migration law.

TABLE OF CONTENTS

Introduction. An Historiographical Reassessment of Criminological Positivism

Michele Pifferi


Scientist Utopia and Reactionary Nostalgia: Criminal Procedure and the Early Positivist School

Marco Nicola Miletti


Penal Reform in Imperial Germany: Conflict and Compromise

Richard F. Wetzell


The French Judicial and Political Origins of Raymond Saleilles’ Individualization of Punishment

James M. Donovan


The Influence of Positivism in Belgium: An Eclectic Compromise Between Adhesion and Resistance

Yves Cartuyvels


The Limits of Positivism: Finnish Criminal Law Scholarship and the European Context at the Turn of the Twentieth Century

Heikki Pihlajamäki


From the Sacred Springtime of Criminal Law to the Limits of Criminological Positivism in Spain

Enrique Roldán Cañizares


Fascist Italy’s Juvenile Courts in Their Infancy: First Impressions

Paul Garfinkel


Responding to the Problem of Crime: English Criminal Law and the Limits of Positivism, 1870-1940

Lindsay Farmer


Positivism’s Humbugs: Criminology and its Cranks in Progressive America

Susanna Blumenthal


Limits and displacements in the adoption of criminological positivism in Brazil (1890-1940)

Ana Lucia Sabadell and Dimitri Dimoulis


From Responsibility to Dangerousness? The Failed Promise of Penal Positivism

Michele Pifferi


Index



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08 January 2021

BOOK: Gregory J. DURSTON, Jacks, Knaves and Vagabonds: Crime, Law, and Order in Tudor England (Sherfield on London: Waterside Press, 2020). ISBN 9781909976764, pp. 736, £39.95

 

(Source: Waterside Press)

ABOUT THE BOOK

In this welcome addition to his Crime History Series, Gregory Durston points to the lack of design and short-term expediency that typified Tudor law and order. But he also detects an emergent criminal justice system amidst royal patronage, protection, and the influence of wealthy magnates. Students of English history will have heard how benefit of clergy and the ‘neck verse’ might avoid a hanging, but what of other stratagems such as down-valuing stolen goods, cruentation, chance medley, pious perjury or John at Death (a non-existent culprit blamed by the accused and treated by juries as real); all devices used to mitigate the all-pervading death-for-felony rule. Together with other artifices deployed by courts to circumvent black-letter law the author also describes how poor, marginalised and illiterate citizens were those most likely to suffer unfairness, injustice and draconian punishment. He also describes the political intrigue and widescale corruption that were symptomatic of the era, alongside such diverse aspects as forfeiture of property, evidential ploys, the rise of the highwayman, religious persecution, witchcraft and infanticide crazes. At a time of shifting allegiances — and as Crown, church, judges, magistrates and officials wrestled over jurisdiction, central or local control, ‘ungodly customs’, laws of convenience or malleable definitions — never perhaps were facts or law so expertly engineered to justify or defend often curious outcomes.

ABOUT THE AUTHOR

Gregory J Durston is a barrister-at-law who has taught in law schools in England and Japan. He was for many years Reader in Law at Kingston University, Surrey and is currently an adjunct professor at Southern Cross University School of Law and Justice, New South Wales, Australia. He is the author of Fields, Fens and Felonies and Whores and Highwaymen (both Waterside Press).


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09 December 2020

BOOK: Guillaume PÉRISSOL, Le droit chemin. Jeunes délinquants en France et aux États-Unis au milieu du XXe siècle (Paris: PUF, 2020). ISBN: 9782130818779, pp. 576, € 25,00

Le droit chemin. Jeunes délinquants en France et aux États-Unis au milieu du XXe siècle
(Source: PUF)

ABOUT THE BOOK

Le premier tribunal pour enfants apparaît en 1899 à Chicago. Ce modèle, saturé d’idéaux de compassion et de réhabilitation, connaît un succès mondial. Que signifie une telle réussite ? La comparaison franco-américaine permet de mieux comprendre les systèmes de justice des mineurs, actuels et passés. Zazous, prostitués, blousons noirs : la période qui suit la Seconde Guerre mondiale est particulièrement propice à l’analyse, à travers de multiples portraits. Se posent alors de manière aiguë des questions sur l’autorité et l’éducation, dans un contexte de panique internationale autour de la délinquance juvénile.
Cet ouvrage s’inscrit dans un champ interdisciplinaire innovant, au croisement de l’histoire de la jeunesse et de l’histoire de la justice et du contrôle social. Ill s’appuie sur des sources inédites, comme les dossiers des tribunaux pour enfants de Boston et de Paris. Ces archives très riches permettent de découvrir les jeunes jugés déviants et les moyens employés pour les remettre dans « le droit chemin ».

ABOUT THE AUTHOR

Guillaume Périssol est enseignant-chercheur en histoire à l’École nationale de protection judiciaire de la jeunesse du ministère de la Justice. Il est également chercheur associé au CESDIP. Accueilli comme research fellow à l’Université Harvard en 2012, il publie régulièrement en France et aux États-Unis sur la question de la délinquance juvénile.


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22 June 2016

BOOK: "Reinventing Punishment. A Comparative History of Criminology and Penology in the Nineteenth and Twentieth Centuries" by Michele Pifferi (June, 2016)


Reinventing Punishment. A Comparative History of Criminology and Penology in the Nineteenth and Twentieth Centuries, by Michele Pifferi

all information here

  • Offers an ambitious comparative approach to the history of criminology and penology, contributing to the current debate on the common traits of European and US penology
  • Interprets the relations between constitutional frameworks and the principle of individualisation of punishment
  • Analyses the legal, political, and theoretical arguments that have been used both against and in favour of preventive detention
Michele Pifferi is Associate Professor of Legal History at the Law Department, University of Ferrara, where he teaches Medieval and Modern Law History and Criminal Law History. He has been visiting researcher at the Max Planck Institute for European Legal History in Frankfurt am Main (2002); Emil Noël Fellow at the Jean Monnet Center for International & Regional Economic Law and Justice, NYU School of Law (2009); Robbins Fellow at Berkeley UC, School of Law (2012); Academic Visitor at the Oxford Centre for Criminology (2014); and is currently Alexander von Humboldt Research Fellow at the University of Hamburg. His research interests focus on comparative history of criminal law and criminology and migration history.


Table of contents

1: Introduction
2: Designing the 'New Horizons' of Punishment
3: The Origins of Different Penological Identities
4: The Struggle over the Indeterminacy of Punishment in the USE (1870s-1900s)
5: The Concept of Indeterminate Sentence in the European Criminal Law Doctrine
6: The Formation of the European Dual-Track System
7: The 'New Penology' as a Constitutional Matter: The Crisis of Legality in the Rule of Law and the Rechtsstaat (1900s-1930s)
8: Nulla poena sine lege and the Sentencing Discretion
9: From Repression to Prevention: The Uncertain Borders between Jurisdiction and Administration
10: The Constitutional Conundrum of the Limits to Preventive Detention
11: Conclusions