Search

Showing posts with label Religion. Show all posts
Showing posts with label Religion. Show all posts

08 September 2026

CONFERENCE: Catholicismes européens, Église catholique et sexualités. Plaidoyer pour une histoire croisée de l’âge confessionnel au 21ème siècle : le religieux, la norme et l’hégémonie, un réservoir de complicités et de subversion (Louvain-la-Neuve: UCLouvain/EHESS, 14-16 SEP 2026)

(image source: modernum)

Lundi 14 septembre

Sénat académique, Place de l’Université, 1

14h-14h30 : Accueil des participant·es

14h30-15h45 : Session introductive

15h45-16h : Pause-café

16h-18h15 : Panel 1 – (Se) Raconter

  • « “Si au moins l’amour que j’ai ressenti si violemment pour les créatures se tournait vers le seul objet qui en est digne” : le difficile rapport des jeunes filles catholiques à la sexualité (lesbienne) au XIXe siècle » : Anouck Durand-Cavallino (EHESS/CRH)
  • « L’enquête pour le crime de sollicitatio au Saint-Office, un laboratoire noir du consentement » : Marie Lezowski (Université d’Angers/TEMOS)
  • « Raconter les pratiques sexuelles au tribunal ecclésiastique (France, années 1880 – années 1920) » : Aïcha Limbada (Université d’Artois/CREHS)
  • « Entre “saint gay” et modèle de chasteté : la figure d’Ælred de Rievaulx dans les recompositions du catholicisme des années 1980–2010 » : Josselin Tricou (Université de Lausanne/ISSR)

Mardi 15 septembre

Maison des Langues (MDL), Voie du Roman Pays, 3A

8h45-11h : Panel 2 – Sexualiser

  • « Les institutions ecclésiastiques et la discipline sexuelle des clercs français et espagnol au début du XXe siècle : quelle qualification des violences » : Ines Anrich (Université Lumière Lyon 2/ LARHRA)
  • « Sexualiser l’hérétique pour mieux le violenter. Violences sexuelles et conflictualité confessionnelle pendant les guerres de Religion (1562-1598) » : Lucia Arboux-Beauquier (Université Grenoble Alpes/LUHCIE)
  • « Corps indisciplinés : sexualités violentes et clergé dans l’Italie moderne » : Vincenzo Lagioia (Università di Bologna)
  • « Devenir femme. Itinéraires intimes de “déviantes” au prisme du placement congréganiste (France, 1945-2025) » : Amélie Rabine-Lemaitre (Université Paris 8/IHTP)

11h-11h15 : Pause-café

11h15-13h : Panel 3 – Prescrire

  • « Le Secrétariat d’Action Familiale : éduquer à la sexualité en milieu catholique dès les années 1930 » : Camille Banse Wauty (UCLouvain/RSCS)
  • « Pratiquer un eugénisme catholique : la réception de l’encyclique Casti connubii (1930) par Hermann Muckermann » : Cassandre Boulaire (Sorbonne Université)
  • « Recourir aux théologiens de Sorbonne. Requêtes féminines de consultations et régulation de la sexualité à la f in de l’Ancien Régime (1750-1789) » : Jean- Pascal Gay (UCLouvain/RSCS)

13h00-14h15 : Pause-déjeuner

14h15-16h15 : Panel 4 – Négocier

  • « Pertinences différentielles. Les relations entre femmes dans la pluralité des ordres normatifs de la longue époque moderne » : Fernanda Alfieri (Università di Bologna)
  • « Prescrire et réaliser l’“harmonie physique” ? Transformations des pratiques, agentivité sexuelle et religieuse du lectorat catholique des Feuilles Familiales dans les années 1950 (Belgique francophone). » : Juliette Masquelier (Sciences Po/CSO)
  • « Femmes désirantes et hommes chastes. Comment le catholicisme permet de réécrire les scripts hétérosexuels (Espagne, années 1780-1920) » : Marie Walin (Université de Poitiers/CRIHAM)

Mercredi 16 septembre

Sénat académique, Place de l’Université, 1

8h30-10h : Table ronde

10h-10h15 : Pause-café

10h15-12h45 : Panel 5 – Politiser

  • « Négocier l’identité, politiser le croire : une analyse comparée des communalisations homosexuelles catholiques en France (David et Jonathan) et au Québec (AGAPE) » : Loïc Bizeul (Université de Sherbrooke) et Claire Viennet (EPHE/GSRL)
  • « “C’est l’homme contaminé qui m’a donné de rencontrer chaque jour l’homosexuel” : L’engagement associatif, caritatif et pastoral des catholiques auprès des personnes homosexuelles séropositives et victimes du sida à Bruxelles, Cologne et Paris (années 1980-2000) » : Théo Hagenmuller (UCLouvain/RSCS, EHESS/ IRIS)
  • « Catholics and Contraception: The Politics of Life on the Global Stage, 1945-1972 » : Wannes Dupont (University of Edinburgh) « Condom approval and bottom-up communication amidst the HIV crisis in the Diocese of Trier, Germany » : Elisabeth Wittkowski (Ruhr-Universität Bochum)

12h45-13h : Clôture

Comité d’organisation :

  • Camille Banse Wauty (UCLouvain)
  • Jean-Pascal Gay (UCLouvain)
  • Théo Hagenmuller (EHESS, UCLouvain)
  • Silvia Mostaccio (UCLouvain)
  • Régis Schlagdenhauffen (EHESS)

Comité scientifique :

  • Sarah Barthélemy (UCLouvain Saint-Louis
  • Bruxelles – Durham University)
  • Céline Béraud (EHESS)
  • Aïcha Limbada (Université d’Artois)
  • Marion Maudet (Université Lumière Lyon 2)
  • Juliette Masquelier (Sciences Po Paris)
  • Sylvie Steinberg (EHESS)
  • Cécile Vanderpelen-Diagre (ULB)
Source: ModerNum.

07 April 2022

BOOK : Philippe COURSIER, Alain GARAY, Les organisations religieuses face au droit, (Cerf, 2022), ISBN : 978-2-2041-4823-8, pp.269, 24€

 

( Source : Cerf)

A propos de l'ouvrage : 


A l'heure où l'étendard de la laïcité est brandi de toutes parts, où l'on s'interroge sur la compatibilité de l'islam avec la République et où la question de la croyance alimente les débats politiques, les organisations religieuses se retrouvent, quant à elles, souvent démunies face à des règles juridiques, sociales et fiscales complexes et méconnues de l'opinion. Structures, patrimoines, activités, personnels, protection sociale, aspects financiers et fiscaux, droit du travail, limites réglementaires, espace public et paix civile : dans cet ouvrage aussi limpide que rigoureux, Alain Garay et Philippe Coursier apportent des réponses concrètes à toutes les questions qui se posent.

Un traité unique, d'une vive actualité, indispensable.


A propos des auteurs :


Alain GARAY est avocat à la cour de Paris, expert sur la liberté de religion, il enseigne le droit des cultes à l’Institut catholique de Paris.

Philippe COURSIER est maître de conférences à l’université de Paris, spécialiste du droit du travail et de la protection sociale.



17 May 2021

PODCAST: Une "conversation mondiale" exceptionnelle sur les origines de la laïcité entre Carlo Ginzburg et Sanjay Subrahmanyam (France Culture, 14 MAY 2021)

(cartoon on the imminent rupture of the link between Church and State during the French Third Republic; source: France Culture)

 Abstract:

A l’ordre du jour ce soir : le "Temps du débat" poursuit la conversation entamée il y a longtemps déjà entre deux grands historiens et intellectuels, Carlo Ginzburg, professeur d’histoire moderne à l’Ecole Normale supérieure de Pise et à l’université de Californie à Los Angeles et Sanjay Subrahmanyam, professeur également à UCLA et au Collège de France. L’un et l’autre s’intéressent ces temps-ci à ce qu’on appelle habituellement la religion mais aussi au sécularisme. Après une année où la France fut secouée encore par les débats liés à la laïcité, nous avons plaisir à élargir dans le temps et l’espace ces questions profondément renouvelées par la recherche et la confrontation mondiale des idées.

(source: France Culture)

11 February 2020

SPECIAL ISSUE: Trop, c’est trop ! Justice, religion et société devant l’inacceptable (Sources, 2019)


(image source: AHMUF)

The AHMUF anounced the publication of a theme issue of Sources: Arts, Civilisation et Histoire de l'Europe on Religion, justice and society against the inacceptable.
Trop, c’est trop !
Avec le numéro double 14-15 de la revue SOURCE(S) s’achève l’édition du séminaire « Trop c’est trop » organisé par le professeur Antoine Follain, axe « Autorité » dirigé par Antoine Follain, UR 3400 ARCHE, Université de Strasbourg. Le séminaire d’axe a été mis au point pour partager des recherches diverses qui avaient en commun de partir de situations extrêmes. Son titre, employé au départ par commodité, afin de nommer rapidement l’entreprise, a finalement été adopté par tous, comme le montre sa présence dans plusieurs contributions. Il s’agissait d’explorer, en histoire et en histoire de l’art, les faits, discours et représentations intolérables, inacceptables, insupportables. Où sont les limites et pourquoi ? Que se passe-t-il concrètement quand elles sont atteintes et dépassées ? Que nous apprennent les cas extrêmes et comment l’historien peut-il les utiliser pour autre chose que présenter un cas singulier ? En histoire, l’insupportable s’inscrit dans le temps et quantité de choses réprouvées à une époque ont fini par être tolérées plus tard, alors que d’autres ignorées ou sues et tolérées sont devenues interdites et éventuellement punies de plus en plus durement. Il n’est pas facile de faire la balance, mais à notre époque il semble que les cas intolérables dans l’espace public ont été multipliés jusqu’à susciter une impression de saturation, tant il y a de faits socialement réprouvés et/ou sanctionnés par le droit. Ce que l’on dit intolérable est vu et qualifié de mal absolu alors que se retourner vers le passé montre que la limite est toujours historiquement constituée et donc relative. Bien souvent les choses ne sont pas énoncées au préalable et c’est l’étude même des cas qui est révélatrice de l’acceptabilité d’une situation et de ce qui, au contraire, est complètement inacceptable – ou en tout cas l’est à un moment donné. Une analyse fine devait aussi permettre de distinguer entre des transgressions qui sont évaluées plus ou moins gravement par l’ensemble de la société ou celles qui sont socialement diversifiées – intolérables pour les uns et acceptables par d’autres. Observer les actions est probablement plus pertinent que les discours, qui sont soit dépassés par les faits, soit trop avancés par rapport aux crispations anciennes. C’est ainsi la sanction des faits qui exprime au cas par cas ce qu’il est tolérable de faire ou de dire dans l’espace public et dans la sphère privée. Le judiciaire se prête particulièrement à une telle approche.

SOURCE(S) 2019 – n° 14-15

DOSSIER : « Trop, c’est trop ! Justice, religion et société devant l’inacceptable » rassemblé et édité par Antoine Follain

Antoine Follain « Présentation » p. 7-18

Anne Brogini « Le Saint-Office de Malte et les irréductibles de l’apostasie (XVIe-XVIIe siècles) » p. 19-38

Laurent Ropp « Des tueries horribles ? Les violences religieuses dans la France du XVIe siècle selon les mémorialistes » p. 39-58

Pierre-Benoît Roumagnou « Qui trop embrasse mal étreint. Le maillage judiciaire dans les environs de Paris mis en échec au XVIIIe siècle » p. 59-74

Fabrice Mauclair « Une justice mise en échec ? Les crimes impunis de deux « méchants nobles » en Touraine au XVIIIe siècle » p. 75-92

Adèle Delaporte « Du noble incestueux à l’honneur bafoué de toute une famille : les rebondissements des crimes de Claude de Tance au XVIIIe siècle » p. 93-114

Gwénael Murphy « Justice, société et violences conjugales aux XVIIe et XVIIIe siècles : les seuils de tolérance » p. 115-134

Élodie Lemaire, « Dans la tête du curé Bennenot. Le suicide du curé de Pompierre en Franche-Comté en 1689 » p. 135-162

DOSSIER AUTOUR D’UNE SOURCE

Antoine Follain « Cinquante nuances (criminelles) de Gray au XVIIIe siècle. Comprendre un fonds d’archives et trouver comment l’étudier » et « Les jugements définitifs pour homicide dans le « registre des sentences » du bailliage de Gray de 1738 à 1751. Édition annotée » p. 171-220

COMPTES RENDUS, ANNONCES, CHANTIERS EN COURS

Camille Dagot (position de thèse dir. Antoine Follain) « Le voleur face à ses juges. Criminels d’habitude et délinquants d’occasion dans les Vosges lorraines des XVIe et XVIIe siècles » p. 222-230

http://ea3400.unistra.fr/fileadmin/upload/DUN/ea_3400/Revue_sources/Sources_14-15_web_complet.pdf
SOURCE(S) 2017 – n° 11

DOSSIER : : « Trop, c’est trop ! » rassemblé et édité par Antoine Follain

Antoine Follain « Présentation » p. 7-14

Adrien Dubois « Abdication face à l’intolérable ou désir de vengeance posthume : suicide et genre à la fin du Moyen Âge » p. 15-34

Emmanuel Gerardin « Réflexions sur les limites du pardonnable dans les lettres de rémission en Lorraine au XVIe siècle » p. 35-54

Christophe Regina « Toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées : toutes les femmes, non, mais… la soeur Marie-Thérèse de la Croix, si ! » p. 55-68

Myriam Deniel-Ternant « Effets de sources et effets de seuil de la sexualité cléricale. Mise en regard des ecclésiastiques à la Bastille et à l’officialité de Paris au XVIIIe siècle » p. 69-88

Hervé Piant « Un mauvais sujet dont la commune seroit fort aise d’être débarrassée » : justice, crimes et relations sociales en Lorraine à l’époque révolutionnaire (1799) » p. 89-106

Sarah Dumortier « Il est impossible de souffrir plu lontems les ordures qui se font au presbitaire. La paroisse entre tolérance et condamnation de la sexualité des gens d’Église (XVIe-XVIIIe siècle) » p. 107-124

AUTOUR D’UNE SOURCE

Antoine Follain « Un crime capital en voie de disparition. La bestialité et l’exemple du procès fait à Léonard Forrest en 1783 » et « Procédure commencée dans le marquisat de l’Isle-Jourdain en 1783. Édition annotée » p. 127-154

TRAVAUX DES DOCTORANTS, CHANTIERS EN COURS

Antoine Fersing (position de thèse dir. Antoine Follain) « Idoines et suffisants. Les officiers d’État et l’extension des droits du prince en Lorraine ducale (début du XVIe siècle – 1633) » p. 155-165

Antoine Follain « L’axe « Autorité Contrainte Liberté » : bilan et perspectives (2011-2018) » p. 175-180
(source: AHMUF)

01 November 2018

SEMINAR SERIES: Sécularités, dialogue entre théologiens et juristes (Paris)



We learned of a seminar series co-organised by the University Paris 1 Panthéon-Sorbonne and the Centre d’études du Saulchoir.

Sécularités, dialogue entre théologiens et juristes

Le 2e jeudi du mois de 17 à 19 h, salle 214, 12 place du Panthéon, 
du 8 novembre 2018 au 13 juin 2019


Contact : b.bourdin(at)icp.fr ; pierre.bonin(at)univ-paris1.fr ; Francois-Guy.Trebulle(at)univ-paris1.fr
Animé par           Bernard Bourdin, dominicain, professeur d’histoire des idées et de philosophie politique, Institut catholique de Paris, directeur du Centre d’étude du Saulchoir ; Pierre Bonin, professeur d’histoire du droit, École de droit de la Sorbonne ; François-Guy Trébulle, professeur de droit privé, École de droit de la Sorbonne

L’environnement
8 novembre :       Christian Pian, diacre, maître de conférences en théologie morale et en éthique sociale, Institut catholique de Paris
13 décembre :      Laurent Fonbaustier, professeur de droit public, Université Paris-Sud

La filiation et la famille
10 janvier :          Yvonne Flour, professeur émérite de droit privé, École de droit de la Sorbonne
14 février :           Laurent Lemoine, dominicain, théologien moraliste et psychanalyste

L'entreprise
14 mars :             Nicolas Mathéy, professeur de droit privé, Université Paris Descartes
11 avril :              Gaël Giraud, jésuite, chef économiste à l’Agence française de développement, directeur de recherche au CNRS, professeur à l'École des Ponts ParisTech

Le corps
9 mai :                 Marie-Dominique Trébuchet, maître de conférences en théologie, directrice de l’Institut d’étude des religions, Institut catholique de Paris
13 juin :               Jean-René Binet, professeur de droit privé, Université de Rennes 1

Argumentaire
  
Le séminaire Sécularités se donne pour première ambition, par un échange entre théologiens et juristes sur des objets communs, de comparer les modes de raisonnement, les arsenaux argumentaires, et les stocks de référence des deux disciplines, et donc de sonder l’hypothèse d’influences, éventuellement croisées, dans la manière dont elles se constituent en tant que savoirs spéculatifs. Pour autant, le « théorème de la sécularisation » n’est pas ici saisi ni comme un processus acquis, ni en train de se produire, mais la question en est déplacée vers son aboutissement, en prenant acte de son avancement et donc du fait que si le droit a emprunté à la théologie des matrices d’intelligibilités, celles-ci aujourd’hui ne sont plus assumées, dissimulées ou même refoulées, mais intégrées au point de paraître originellement consubstantielles au droit contemporain. C’est pourquoi l’accent est bien mis sur la sécularité, et non sur la sécularisation, c’est-à-dire sur la post-modernité (entendue comme hyper-modernité, achèvement et épuisement), en attendant que ne se dessinent de nouveaux paradigmes.

La méthode pour identifier d’éventuels points de convergences (ou de toutes aussi éventuelles irréductibles divergences) sera de partir de thématiques à la croisée des deux domaines. Parmi celles-ci, se posera au départ la question du vocabulaire et des principaux cadres conceptuels, non pas exclusivement techniques (encore que des mots ou des notions puissent être partagés, ou au contraire pour déjouer des contresens liés à des approches opposées), mais également pour délimiter le périmètre de l’échange et construire un environnement intellectuel partagé. Les effets de la sécularité et la façon de l’aborder, en théologien et en juriste, ouvriront ensuite au problème de l’unicité de la notion et des déclinaisons de ses formes. Sans doute, le statut de la religion, et des religions, fait-il partie des éléments à envisager à ce titre, mais aussi les domaines classiques de la vie sociale où l’influence religieuse a été la plus prégnante, la famille, le mariage, le corps, la responsabilité… Cependant des objets intellectuels plus récents donnent également matière à des appréhensions qui méritent d’être confrontées, comme l’environnement, le relativisme, la globalisation...

Tant la théologie que le droit ne peuvent se poser comme des connaissances et des raisonnements purement descriptifs, transparents à leur objet, à la différence des sciences exactes et, à leur image, de certaines sciences sociales. Les modalités de rationalité des discours produisent des effets, ce qu’on peut appeler la dogmatique, qui fait que le contenu, la signification et la portée d’une partie sont conditionnés par son rapport avec le tout, dans une relation systémique. C’est d’ailleurs par ce jeu de contraintes qu’est évité l’écueil du pur arbitraire, dès lors que la preuve expérimentale, dans une activité d’interprétation avant tout textuelle, est remplacée par la commune opinion des experts. C’est donc aussi soulever le voile sur leur rôle de décision, et au-delà sur les limites, en partie superposables, des deux disciplines. Il apparaît dès lors que les pensées actuelles du jusnaturalisme, et les façons adaptées de l’envisager, formeront la clé de voute de ces constructions intellectuelles partagées autour des sécularités.

30 July 2018

CALL FOR PAPERS: Toleration and Religious Freedom in the Early Modern and Contemporary World, University of Cambridge (DEADLINE 21 SEPTEMBER 2018)




We learned of a call for papers for an interdisciplinary conference on “Toleration and Religious Freedom in the Early Modern and Contemporary World”, to be held at the University of Cambridge in March 2019.

Toleration and Religious Freedom in the Early Modern and Contemporary World
26 March 2019 - 27 March 2019

SG1/2, CRASSH, Alison Richard Building, 7 West Road, Cambridge, CB3 9DT

Convenors
Mariëtta van der Tol (University of Cambridge)
Carys Brown (University of Cambridge)
John Adenitire (University of Cambridge)
Emily S. Kempson (University of Cambridge)

Summary
In contemporary politics, the concepts of 'toleration' and 'religious freedom' go hand-in-hand. However, this has not always been the case. The persistent assumption that early modern toleration inevitably led to religious freedom has now been substantially challenged. As recent research has recognised, early modern toleration was often begrudging and limited; principled religious freedom was only rarely on the agenda. It is now widely recognised in historical scholarship that the emergence of the idea of religious freedom was far from a straightforward narrative of the eventual triumph of religious freedom over state intolerance and ingrained prejudice. In the light of contemporary challenges to the meaning and scope of religious freedom, this complex relationship between toleration and religious freedom is a pertinent as ever.

This conference will facilitate interdisciplinary engagement with historical narratives of toleration and religious freedom. Convening scholars from the disciplines of politics, history, theology and religious studies, philosophy, and law, it will allow for a rich exploration of the relevance of early modern histories of toleration to contemporary debates on religious diversity and the accommodation of minority thought and behaviour. Over two days we will discuss conceptual approaches to toleration and religious freedom as well as exploration of specific case studies from early modern and contemporary contexts. Key questions will include: How have uses of religious space historically enabled and constrained religious freedom? How is this now affected by the shifting boundaries between public and private in a digital age? What roles do religious rituals, rites of passage, and the religious education of children play in society, and how can they be regulated? What constitutes conscientious objection, and who decides? Such themes demand an interdisciplinary approach; in creating a setting for their exploration it is hoped that this conference will prove an exciting forum for those concerned with pressing issues of tolerance and intolerance, past and present.

Keynote speaker: Professor Ben Kaplan (University College London)

Call for Papers

We invite proposals for papers relating to the above themes from scholars in any discipline. Please send a proposed paper title, short abstract (c. 200 words), and short biography to toleration.religiousfreedom@gmail.com by Friday 21 September 2018. 

Support for selected participants: Bursaries towards travel expenses and accommodation may be available, subject to further funding. Please indicate with your paper proposal if you would like to be considered for a bursary, and if so, your expected expenses. All bursary decisions will be made independently of paper acceptances. 

Papers and pre-circulation: Please note that the conference panels will be structured around a short summary of speakers’ pre-circulated papers, followed by more extended discussion. It is our intention that accepted speakers will submit papers of no more than 3,000 words for circulation by Friday 15 February 2019. 

More information here

20 October 2017

BOOK: Martti KOSKENNIEMI, Mónica GARCÍA-SALMONES ROVIRA & Paolo Amorosa, International Law and Religion. Historical and Comparative Perspectives [The Theory and History of International Law, eds. Nehal BHUTA, Anthony PAGDEN & Benjamin STRAUMANN] (Oxford: OUP, 2017), 480 p. ISBN 9780198805878, £ 80

(Image source: OUP)

Abstract:
This book maps out the territory of international law and religion challenging received traditions in fundamental aspects. On the one hand, the connection of international law and religion has been little explored. On the other, most of current research on international legal thought presents international law as the very victory of secularization. By questioning that narrative of secularization this book approaches these traditions from a new perspective. From the Middle Ages' early conceptualizations of rights and law to contemporary political theory, the chapters bring to life debates concerning the interaction of the meaning of the legal and the sacred. The contributors approach their chapters from an array of different backgrounds and perspectives but with the common objective of investigating the mutually shaping relationship of religion and law. The collaborative endeavour that this volume offers makes available substantial knowledge on the question of international law and religion.
Table of contents:
Martti Koskenniemi, “International Law and Religion: no Stable Ground”

Part I: Natural Law and Ius Gentium
Sarah Mortimer, “Law, Justice and Charity in a Divided Christendom: 1500-1625”
Pia Valenzuela, “Between Scylla and Charybdis: Aquinas’ Political Thought and his Notion of Natural Law and Ius Gentium”  Mary M. Keys, “Religion, Empire and Law Among Nations in the City of God. From the Salamanca School to Augustine, and Back Again”
Janne Nijman, “Grotius’ Imago Dei Anthropology. Grounding Ius Naturae et Gentium”
Ofir Haivri, “John Selden and the Jewish Religious Fountainhead of the International Law of the Sea”

Part II: Human Rights, Between History, The International and Religion
John Haskell, “The Religious/Secular Debate in Human Rights Literature. Constitutive Tensions between Christian, Islamic, and Secular Perspectives”
Monica García-Salmones, “Natural Rights in Albert the Great. Beyond Objective and Subjective Divides”
Pasquale Annicchino, “The Past is Never Dead. Christian Anti-internationalism and Human Rights”
Pamela Slotte, “Whose Justice? What Political Theology? On Christian and Theological Approaches to Human Rights in the Twentieth and Twenty-first Centuries”

Part III: International Law, Religion, and Territory in the Middle East and the Eastern Mediterranean
Moussa Abou Ramadan, “Muslim Jurists’ Criteria for the Divisionist of the World intro Dar al-Harb and Dar al-Islam”
Nahed Samour, “From Imperial to Dissident. Approaches to Territory in Islamic International Law”
Reut Yael Paz, “If I forget thee, O Jerusalem. Religion, International Law and Jerusalem”

Part IV: Political Theology and International Legal Theory
Ileana M. Porras, "The Doctrine of the Providential Function of Commerce in International Law. Idealizing Trade"
Immi Tallgren, "The Faith in Humanity and International Criminal Law"
Michele Nicoletti, "Religion and Empire. Carl Schmitt's Katechon between International Relations and the Philosophy of History"
Elena Paris, "International Law-making and Metaphysical Foundations of Universality. Retrieving an Alternative Metaphysics"
Paul W. Kahn, "The Law of Nations and the Origin of American Law"
Paolo Amorosa, "Messianic Visions of the United States. International Law, Religion and the Cuban Intervention, 1898-1917"

On the editors:
Edited by Martti Koskenniemi, Academy Professor, University of Helsinki, Mónica García-Salmones Rovira, Post-doc Fellow, University of Helsinki, and Paolo Amorosa, Doctoral Candidate, University of Helsinki
Martti Koskenniemi is Academy Professor of International Law at the University of Helsinki and Director of the Erik Castrén Institute of International Law and Human Rights. He was a member of the Finnish diplomatic service in 1978-1994 and of the International Law Commission (UN) in 2002-2006. He has held visiting professorships in, among other places, New York University, Columbia University, University of Cambridge, London School of Economics, and Universities of Brussels, Melbourne, Paris, Sao Paulo and Utrecht. He is a Corresponding Fellow of the British Academy and has a doctorate h.c. from the Universities of Uppsala, Frankfurt and McGill.
Mónica García-Salmones is adjunct Professor of International Law at the University of Helsinki and a Post-doctoral Fellow at the research project History of International Law: between Religion and Empire. She has published a monograph on the history of international legal positivism. More recently her research has focused in the early history of international law, with a focus in the study of the conceptual, philosophical and historical continuities between the moderns and previous theological theories
Paolo Amorosa is a doctoral candidate and a member of the research project 'Intellectual History of International Law: Religion and Empire' at the Erik Castrén Institute of International Law and Human Rights, University of Helsinki. Prior to that, he has been teaching international law and human rights at Tallinn Law School, Tallinn University of Technology. He received his LLM degree in Public International Law from Leiden University and worked as a research assistant at the Grotius Center for International Legal Studies and at the Italian Embassy to the Holy See. His recent work has focused on international legal thought in the United States in the early 20th century.
More information with Oxford University Press.

26 August 2015

BOOK: "Religion et piété au défi de la guerre de Trente Ans" Bertrand Forclaz et Philippe Martin (dir.) (Rennes, 2015)


Religion et piété au défi de la guerre de Trente Ans
Bertrand Forclaz et Philippe Martin (dir.)
 
all information here
Ce volume étudie comment la guerre de Trente Ans a transformé le rapport des autorités avec le religieux, comment les clercs, plongés dans l’horreur, se sont-ils comportés. Il s’intéresse aussi aux fidèles et interroge la manière dont, immergés dans un monde déstructuré, happés par la violence, ils se sont tournés vers le ciel.
 
Auteurs
  • Bertrand Forclaz a étudié l’histoire et les sciences sociales à l’université de Fribourg (Suisse) et à l’EHESS. Il est chargé de cours à l’université de Fribourg (Suisse). Parmi ses domaines de spécialisation : l’histoire sociale de l’Italie centrale, la coexistence confessionnelle aux Pays-Bas au XVIIe  siècle et la guerre de Trente Ans aux frontières du Saint-Empire. 
  • Philippe Martin est professeur d’histoire moderne à l’université Lyon 2. Il a travaillé sur les formes extériorisées du religieux (pèlerinage, processions…) puis sur ses manifestations intériorisées (prière, lecture…). Il est directeur de l’ISERL (Institut d’Étude des Religions et de la Laïcité).
Sommaire
 

14 April 2015

SEMINAR: "Théologie morale et dynamique des fors. La confessionnalisation catholique et les contradictions de la conscience moderne" (Paris, 15 April 2015)


WHAT Théologie morale et dynamique des fors.  La confessionnalisation catholique et les contradictions de la conscience moderne, seminar

WHEN 15 April 2015, 11:00-13:00

WHERE Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, EHESS, CENJ, salle 10 (105, bd Raspail) 

speaker

Jean-Pascal GAY (Université de Strasbourg)

13 November 2014

BOOK: "Protocols of Justice: The Pinkas of the Metz Rabbinic Court, 1771-1789", by Jay R. Berkovitz


Jay R. Berkovitz, University of Massachusetts, Protocols of Justice: The Pinkas of the Metz Rabbinic Court, 1771-1789,  Brill Academic Publishers

all information here

Presented here to the public for the first time, the Pinkas of the Metz Beit Din is the official register of civil cases that came before the Metz rabbinic court in the two decades prior to the French Revolution. Brimming with details of commercial transactions, inheritance disputes, women's roles in economic life, and the interplay between French law and Jewish law, the Metz Pinkas offers remarkable evidence of the engagement of Jews with the surrounding society and culture. The two volumes of Protocols of Justice comprise the complete text of the Metz Pinkas Beit Din, which is fully annotated by the author, and a thorough analysis of its significance for history and law at the threshold of modernity.